Guinee

A la levée des corps : Sidya sabre le processus d’enrôlement « Les CAERLE ne fonctionnent pas dans les fiefs de l’opposition »


Les huit jeunes tués lors de la répression contre le cortège funèbre et la 3ème marche du FNDC, ont été enterrés le vendredi, 6 décembre dernier, au cimetière de Bambeto dans la commune de Ratoma.
Les familles des victimes accompagnées des leaders et membres du Front national pour la défense de la constitution ont procédé à la levée des corps à la morgue de l’hôpital de l’amitié sino-guinéenne.
Le président de l’UFR, présent à la morgue, s’est confié à la presse : « On n’est pas peut-être là pour compter nos morts à chaque fois qu’il y a une manifestation. Et je crois que ceux qui se rendent responsables de cela prennent de lourdes responsabilités. Nous sommes-là encore une fois pour assister à cette levée des corps macabre, en ce qui concerne des jeunes Guinéens dont certains ont été tués dans leur concession. Nous pensons que la justice sera rendue à tous ces gens-là », lance Sidya Touré.
Par ailleurs, il faut noter que la veille, il y a eu l’ouverture d’une session du dialogue politique à l’initiative de la communauté internationale. A la question de savoir si cette évolution pourrait mettre un terme aux manifestations du FNDC, l’ex-haut représentant du chef de l’État s’est voulu catégorique : « Il y a eu une rencontre informelle. En réalité, vous savez qu’hier, toute la journée, ni à Matoto, ni à Kaloum, ni à Matam, aucune CAERLE n’a fonctionné. Pendant ce temps, dans d’autres régions de la Guinée, nous savons que le recensement continue même la nuit. Donc, cette rencontre informelle qui a été opérée hier à la demande de la Communauté internationale, c’était pour la forme. La réalité est sur le terrain. La réalité est que les CAERLE ne fonctionnent pas dans les fiefs de l’opposition notamment dans la capitale. La réalité est que les machines sont en panne. Les groupes électrogènes sont en panne. Les opérateurs hier, toute la journée, ont débrayé parce qu’ils n’ont pas été payés. Des fois, vous avez un opérateur sur deux qui n’avait pas de récépissés dans pratiquement toute la Guinée », a liste le président de l’UFR.
Ces propos interviennent quelques heures seulement après une déclaration de l’opposition plurielle exigeant l’arrêt des opérations d’enrôlement.
Amadou Tidiane Diallo

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