Guinee

Aboubacar Soumah à Dr Alia Camara : «Peut-être qu’il négocie avec d’autres syndicats»

Si Dr Alia Camara pense trouver un accord avec le SLECG avant que les enseignants arrêtés ne soient libérés, cela ne peut être qu’une illusion à en croire  Aboubacar Soumah, qui menace d’opter une nouvelle stratégie pour se faire entendre.

Dans un entretien qu’il a accordé à notre rédaction, Aboubacar Soumah dément toute forme de négociation avec les autorités. « Peut-être qu’il (Dr Alia Camara, inspecteur général du travail) négocie avec d’autres syndicats, d’une autre structure. Mais pour  nous, depuis que nous avons suspendus cette négociation la semaine dernière, il n’y a pas eu de contact ni au plan informel ni au plan formel. Donc ce qu’il dit n’engage que lui. Nous dans tous les cas si nos camarades ne sont pas libérés nous n’allons pas retournés à la table de négociation », réitère M. Soumah.

Ce jeudi 23 janvier, les dix enseignants arrêtés la semaine dernière pourraient connaitre leur sort. Le secrétaire général du SLECG affirme que le bal est dans le camp du tribunal qui a le pouvoir de libérer ses camarades. « Ce sont eux qui détiennent nos camarades. Comme nous on n’a pas  de force pour aller faire libérer nos camarades, il faut forcément passer  par le tribunal, donc on ne peut que nous soumettre, nous plier à leur exigence. Mais qu’à cela ne tienne nous, nous sommes toujours dans notre position celle d’aller jusqu’au bout. Nos camarades s’ils ne sont pas libérés nous changeront de tactiques. On va trouver d’autres stratégies. Et s’ils sont libérés c’est la condition sine qua non pour la reprise des négociations. Donc s’ils sont libérés nous iront pour les négociations » a-t-il rappellé, avant de persister que la grève ne pourrait-être suspendue jusque qu’à la satisfaction de leur revendication.

« Nos revendications se résument en deux points. Une proposition concrète sur les huit (8) millions et l’intégration des contractuelles à la fonction publique. Donc que le gouvernement nous fasse une proposition concrète sur ça. C’est seulement, ce qui peut nous amener à suspendre la grève. Sinon la grève continue », martèle Aboubacar Soumah.

Amadou Tidiane  Diallo

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