Guinee

Aboubacar Soumah flingue le gouvernement : « Nous avons montré que nous ne sommes pas des coqs »

Aboubacar Soumah flingue le gouvernement : « Nous avons montré que nous ne sommes pas des coqs »

Le Syndicat Libre des Enseignants et Chercheurs de Guinée a tenu son assemblée générale extraordinaire le mercredi 18 mars 2020 à son siège à Donka.

Après dix jours de dépôt de préavis de grève qui a pris fin la semaine dernière, les centrales Syndicales ont décidé de rentrer en grève le jeudi 19 mars 2020 pour soutenir les enseignants en grève depuis le 10 janvier dernier qui réclame un salaire de base de 8 millions. Le secrétaire général du SLECG invite les enseignants à resserrer les rangs afin d’obtenir gain de cause quel que soit le prix à payer.

« Il y a certains ministres qui profitent de cette crise pour prendre de l’argent. Les banques, les services seront fermés. C’est pour vous dire que les centrales entrent en grève demain. Il ne faut pas qu’on arrête le combat de trois mois. Il ne faut pas aller dans les écoles. Il ne faut pas faire semblant. Le ministre a envoyé un courrier pour les enseignants qui vont à l’école pour les faire travailler. Rester à la maison. Nous, nous avons des bons combattants. Les élèves et les parents d’élèves. Si les parents d’élèves et les élèves en n’ont marre, ils descendront dans les rues. Ce n’est pas à nous de descendre dans la rue. C’est la dernière bataille. Ce nombre la, est suffisant pour le combat. La grève est largement suivie. Ils ont payé les primes d’incitation. Nous les enseignants, nous avons montré que nous ne sommes pas des coqs. On ne peut pas jeté de graine de riz pour qu’on aille les récupérer. Continuons de rester à la maison. Le gouvernement nous appellera », jure Aboubacar Soumah.

Et d’enchaîner : « Nous devons réclamer notre droit. Nous en avons marre. Nous avons marre de réclamer les enfants 1000 GNF. Nous avons perdu notre autorité devant les enfants. Nous allons continuer le combat. Qu’on nous appel ou pas tant que nous ne nous sommes pas satisfait sur les 8 millions et sur l’emploi des enseignants contractuels sans condition nous serons en grève. Nous ne devons pas baisser les bras. Que personne ne recule. S’ils sont hommes ils n’ont qu’à radier un enseignant ou bouffé un salaire d’un enseignant. Nous allons leur montré la loi».

 Amadou Tidiane Diallo

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