Guinee

Affaire Etienne vs Sankhon : La réaction des deux parties…

Affaire Etienne vs Sankhon : La réaction des deux parties…

Le dossier citant l’ex commissaire de la commission électorale nationale indépendante (CENI) a été ouvert le jeudi, 19 mars 2020 au Tribunal de première instance de Dixinn.

Après plus de 2h d’audience, Étienne Soropogui est resté quand même serein sur les questions du juge et le président du tribunal. Au sortir de l’audience l’avocat de la défense déclare avoir essayé tout simplement de placer cette affaire dans son contexte de durcissement généralisé du débat politique.

« Et c’est ce qui fait que des déclarations parfois condamnables viennent de partout. Nous considérons que les propos tenus par notre client qui sont considérés diffamatoires à simplement rendu service à la Guinée. Il a fait une œuvre de salubrité publique. Parce que s’il n’avait pas dénoncé ce montage-là peut-être, il y aurait des affrontements entre des éléments de la casse de Madina et éventuellement ceux qui tiennent des boutiques à Madina. Parce que l’objectif qui était visé, était de dire que les véhicules qui ont été incendiés du côté de la Casse étaient l’œuvre d’un groupe donné et en représailles ceux de la Casse allaient s’attaquer à des boutiques à Madina », se défend Maître Mohamed Traoré.

Cependant, Maître Lounceni Sylla l’un des avocats de la partie civile du plaignant Malick Sankhon se réjoui que le prévenu reconnaisse l’intégralité des « propos diffamatoires ».  « Mais il se trouve que ces propos sont graves. Parce qu’il soutient que sans aucune preuve que notre client M. Malick Sankhon serait derrière l’incendie d’une dizaine de véhicules. Et il dit qu’il est totalement derrière. Le tribunal lui a posé des questions, le ministère public et la partie civile en ce qui concerne les preuves de ces allégations, il a été incapable d’administrer la preuve de ses allégations à travers  les questions posées par son avocat. On était dans un autre procès qui n’est pas devant ce tribunal. Parce que c’était les éléments qui n’ont rien avoir avec le dossier de la procédure. Et ils pensent ainsi pouvoir se défendre parce que dans le dossier, il n’y a rien comme élément pouvant lui permettre de s’en sortir », a-t-il fait comprendre.

Il faut noter que le procès est renvoyé le 09 avril prochain.

Amadou Tidiane Diallo

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