Guinee

Bah Oury recadre Alpha Condé : « Ce discours est révolu, le logiciel est périmé»

A l’occasion de l’ouverture de la campagne électorale du parti au pouvoir (RPG/AEC) à Kankan, le Pr Alpha Condé n’a pas manqué, selon Bah Oury d’utiliser « la politique ethno-stratégique ». Au micro de notre reporter, l’opposant assène ses vérités au locataire du palais sékhoutoureya.

« Les gens vaquent à leurs occupations. Ils regardent avec inquiétude en se disant que va-t-il se passer ? Donc  pour essayer de remettre la campagne dans l’esprit de la population, il suffit de raconter des absurdités ou des agressivités pour que, tout le monde se réveille, et ça donne ce que ça a donné. On va rééditer ‘’le trois contre un’’ parce que c’est ça la stratégie de certains. Et ça permet de nourrir les extrémistes qui sont aujourd’hui dans ce pays. C’est un discours de Jean Marie Lepen du Front national en France de l’extrême droite. Dès qu’il est en panne, il raconte d’une énormité pour que tout le monde s’insurge et puis parle de lui. Et des fois en politique, on dit que parler de moi que ce soit du bien ou du mauvais, l’essentiel, c’est de parler de moi. Il faut qu’on fasse attention à ces stratégies qui ne sont pas du tout constructives, mais d’une certaine mesure de la volonté d’occuper la scène et voire plongé le pays dans le chao», fulmine Bah Oury.

Plus loin, il ajoute : « si c’était un candidat mineur qui aurait dit ça, on aurait passé ça pour une banalité.  Mais celui qui a la charge du pays actuellement qui tient ces genres de discours, sa décision peut engager le pays dans un cycle de violence. C’est un discours qui n’est pas du tout responsable qu’il ne faut pas accepter. Tout le monde que ce soit au niveau du pouvoir ou de l’opposition doit s’insurger contre cela. Il faut cette fois-ci, que les Guinéens aient le courage de dire vraiment on en a assez de ces genres de discours qui nous ramènent toujours 40 ou 50 ans en arrière. Nous avons besoin d’avancer, nous avons besoin de construire un pays, nous avons besoin de concrétiser notre idéal panafricain dans la réalité et non pas parler de peulh, soussou, malinké ou forestier et autres. Ce discours est révolu, le logiciel est périmé » déclare l’ancien ministre à notre micro.

Amadou Tidiane Diallo

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