Guinee

Bisbilles à la CENI : Un constitutionnaliste souhaite que le nombre de commissaire soit réduit à quatre

Depuis quelques jours, la Commission Électorale Nationale Indépendante (CENI) est confrontée à un problème interne. Sept commissaires se sont retirés du processus. Ce, quelques mois avant la tenue des législatives prévues le 16 février 2020. Rencontré par notre reporter, le constitutionnaliste Alpha Ousmane Diallo estime que pour éviter tout conflit, l’institution en charge des élections doit être dépolitisée.
« Le problème de la CENI est un organe dont le rôle est très flou. Moi je pense que si on veut que la CENI soit un organe indépendant, il faut  qu’on la dépolitise complètement. Que la CENI soit une entité administrative, technique, qu’on puisse faire un appel d’offre. On recrute les femmes et les hommes qui ont l’expertise nécessaire en la matière et la probité morale pour faire ce travail.
Tout le problème de la CENI aujourd’hui, c’est un problème de leadership. Pour moi cette nouvelle loi, d’abord c’est la première cause du disfonctionnement de la CENI. Parce qu’elle est faite en sorte que chacun essaie de mettre son intérêt dedans. Il y a aussi la composition de la CENI qui ne marche pas. Sept de la mouvance, sept de l’opposition, deux de la société civile, et un de l’État, c’est là où on l’a politisé » a-t-il regretté. 
Le retrait de ses sept commissaires de l’opposition de la CENI impactera forcément le fonctionnement de cette institution chargée d’organiser les élections nationales.
Selon Alpha Ousmane Diallo, il est mieux que la CENI ait quatre commissaires. « Un de l’opposition, un de la mouvance, un représentant de l’État et un représentant de la société civile. Le reste devient des employés à l’interne. Des technocrates qui ont vraiment l’expertise technique à la matière. Ils deviennent de semi-ouvrière, des techniciens à l’interne. Le reste devient le personnel administratif et technique de la CENI qui sont recrutés et qui sont des fonctionnaires qui bâtissent tout leur carrière là-bas. Les techniciens là aussi ne doivent venir ni de l’administration, ni de la société civile ni de la mouvance, mais par appel d’offre. Par un cabinet spécialisé la dessus. On recrute les meilleures parmi les meilleures  », a-t-il suggéré. 
     Amadou Tidiane Diallo

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