Guinee

Clap de fin pour une démocratie apaisée – et pour ma chronique mensuelle

Tic-tac, Tic-tac, la montre tourne ; aujourd’hui est le 3631e jour de l’ancien « Guinea is back » et du nouveau « changement radical » – déjà 09 ans, 11 mois et 10 jours ! Aladji-Professeur-Président Alpha Condé (PPAC) voici mes dernières suggestions SMART (Spécifique, Mesurable, Atteignable, Réalisable et Temporellement définie) du mois pour améliorer un peu votre tout nouveau – tout beau « Gouverner Autrement » : votre Majesté, grâce à vos deux décrets lamentablement lus par les présidents de votre CENI et de votre Cour constitutionnelle, vous êtes devenu le 07 Novembre « Empereur PPAC III », à l’image de votre frère en matière de gouvernance Jean Bedel Bokassa. Votre rêve d’ancien RMIste français est enfin réalisé mais à que prix ? Le pays se remettra difficilement de ce qui vient de se passer lors de ces élections de 2020. La fracture sociale et ethnique sera difficilement comblée et sûrement pas par vous. Suite à votre ‘coup fatal’ (à la démocratie) et à votre promesse après votre réélection de « couper les queues » de tous ceux qui protesteront contre votre pouvoir absolu, notre administration n’aura jamais été autant corrompue et courtisane depuis notre indépendance. Votre président désigné de l’Assemblée nationale, la plupart des députés du RPG, les ministres de la justice (et ses petits procureurs et juges zélés), de l’administration et de la sécurité ont passé tout le mois à mettre en pratique la promesse de « chasse aux sorcières » de votre premier ministre, à arrêter ou intimider vos adversaires politiques et de la société civile déterminés à lutter contre votre 3e mandat illégal et illégitime. Et vous les faites photographier en les obligeant à tenir une ardoise avec leurs noms et le mot ‘complot’, l’un des pires souvenirs de l’horreur de Satan Touré – quelle tristesse pour notre pays ! Vous avez même osé sortir votre armée ‘reformée et désormais républicaine’ pour mater le peuple s’il voulait contester votre coup d’état civil. Comme l’écrit si bien l’ecrivain Tierno Monenembo : « A un moment où ayant compris qu’il a piteusement perdu les élections présidentielles, Alpha Condé réquisitionne l’armée pour mitrailler le pays. Parmi les dizaines de victimes, une fillette de 4 ans. Une armée qui abat une fillette de 4 ans est forcément respectable. Nous avons le privilège de posséder la plus belle armée du monde. Revisitons ensemble ses hauts faits : le Camp Boiro, les massacres de 2007, les viols et les crimes du Stade du 28 Septembre, les centaines de victimes depuis qu’Alpha Condé a usurpé le pouvoir ! Nos militaires méritent tous le glorieux titre de maréchal ».
Je suis d’autant plus blessé aujourd’hui qu’en 2010 si j’avais pu voter je vous aurai peut-être choisi malgré vos grosses gaffes ethniques et sataniques de fin de campagne. En effet comment voter pour votre seul vrai concurrent en Guinée, un candidat qui considère Lansana Conté, le père de la voyoucratie gouvernementale et du tristement célèbre « Wofatara » comme un grand chef d’état qui a amené la démocratie en Guinée ? Ou qui a osé après nous dire que le petit dadais Dadis est un ami personnel qu’il appelle tous les jours au téléphone alors que celui-ci avait infligé des crimes horribles à ses militants et une raclée mémorable à lui-même ! Qu’attendre de plus d’un tel candidat ? Une réhabilitation progressive de Sékou Touré qui a été après tout son premier maître ? Sans aucun doute. Et pourtant au fil de votre mandat nous avons constaté avec horreur que vous aimiez ce dernier encore plus que lui.
Pourtant j’ai tout fait modestement de mon coté pour vous conseiller sans parti pris politique ni intérêt personnel dans votre mangeoire depuis votre élection en fin 2010. Je vous ai envoyé tous les mois sans interruption une chronique mensuelle où j’ai essayé de vous fournir un résumé le plus complet possible de vos pensées et paroles les plus mémorables et de vos décisions/actions positives et négatives à mon avis avec une petite explication de mes raisons de les classer ainsi. J’ai toujours terminé par quelques suggestions ‘SMART’ pour améliorer vos « Guinee Is Back puis Changement Radical » boiteux. J’ai essayé aussi les premières années de compiler pour vous tous les séminaires/ateliers/formations/colloques du mois qui sont devenus la principale base des salaires de vos ‘fonctionneurs’ et que l’on peut résumer en ‘PEV’ (perdiems, essence et voitures) sans oublier les indispensables pauses-café de midi et de l’aprèm qui sont souvent les repas de midi et du soir pour plusieurs d’entre eux. Mais là j’ai dû arrêter ensuite car leur progression était trop exponentielle. Vous y trouvez aussi ce même aperçu mensuel depuis janvier 2007 quand nous avons tous espéré enfin un vrai changement, quand une injustice flagrante de Fory Coco avait fait sortir toute la jeunesse dans les rues, ce qui avait donné assez de courage aux syndicalistes et politiciens qui ont hélas récupéré le mouvement populaire général. Vous y trouvez donc toutes les frasques des dernières années de Fory Coco, du petit dadais Dadis et du Marechal-Tigré Konaté, ce qui aurait pourtant dû vous éviter de faire les mêmes bêtises et incohérences gestionnaires. Vous nous l’avez dit, vous ne lisez pas la presse mais vous avez une cinquantaine de conseillers/ministres pour faire des résumés d’une page pour vous tenir au courant de ce qui se passe en dehors de votre palais, surtout qu’ils trainent toute la journée à lire des journaux et à jouer au solitaire dans leurs bureaux climatisés. C’est donc juste une analyse d’un diaspo qui suit de près tout ce qui se passe dans son pays et qui corrobore ses réflexions par de longs séjours annuels pour y prendre le pouls de la nation et vivre un peu votre anti-gouvernance afin d’en parler avec plus de confiance. Et surtout ne me dites pas que se sont des ‘face-news’! Vous avez donc maintenant une banque de données ininterrompue sur 14 années soit 168 épisodes. Vous pourrez toujours y revenir, si vous ou vos conseillers cherchez quelques idées pour améliorer votre gouvernance lors de vos prochains mandats, sur mon blog : https://aotdiallo.wordpress.com.
J’ai maintenant décidé de ne pas continuer à le faire pour votre 3e mandat. Basta – je suis fatigué/découragé de le faire car nous savons déjà ce qui nous attend et ce serait comme pour vos discours, les mêmes répétitions tous les mois. Je préfère donc consacrer toute l’énergie qui me reste à des sujets et travaux plus productifs. J’ai d’ailleurs assez de matériel sur votre séjour au pouvoir pour en faire un ou deux bouquins, comme je l’avais fait pour la période Dadis-Konaté. Je vous dis donc Adieu et bonne chance pour votre nouveau règne qui sera à mon avis pire que les 2 précédents car totalement ingérable. Vous nous avez dit comme justification de vos premières années d’échec que vous aviez trouvé un pays mais pas une Nation. Et bien après 10 années nous avons maintenant une jungle à la place d’un pays. Quelle tristesse – quel malheur – quelle malédiction basés sur plus de 62 années de mensonges, d’injustices, de crimes gratuits, de népotisme, de duplicité, de démagogie, de courtisanerie, d’hypocrisie ! La meilleure définition qui s’applique bien à vous que j’ai lu récemment nous vient de Barack Obama qui décrit Hosni Moubarak dans son nouveau livre : « L’impression que j’aurais souvent en rencontrant des autocrates d’un certain âge : enfermés dans leurs palais ils étaient incapables de faire la distinction entre leurs intérêts personnels et ceux de leur nation ». Bonne chance, en espérant que vous arriverez à atteindre la Sierra Leone, le Liberia et la Guinée-Bissau pour l’émergence avant la fin de votre 3e mandat.
Pour finir, un petit conseil à mes compatriotes dont vous devrez tenir compte au cours de votre mandat de Monarque : les principales dictatures caractérisées par le népotisme et l’anti-gouvernance en Afrique (Tunisie, Burkina, Zimbabwe, Gambie, Soudan et Mali) sont tombées parce que le peuple comme un seul homme est sorti dans la rue pour dire STOP. Le dictateur a beau être puissant et son armée redoutable, il tombera parce qu’après les premières salves l’armée déposera les fusils et c’est après que la communauté internationale et en particulier celle qui compte (les Big Brothers) interviendra pour exporter le dictateur et appuyer la transition qui suivra. Croire que l’appui extérieur viendra nous sauver d’une dictature sans que l’étincelle de la révolte générale de tous les miséreux abandonnés par le système carnivore en place est une preuve de naïveté incompréhensible et une méconnaissance coupable de l’histoire du monde en général et de l’Afrique en particulier. Tant que l’esprit et le cœur de la protestation resteront purement ethniques, ce que je résume par le « Même si on nous triche et qu’on veut mettre fin à nos souffrances, il n’est pas question de soutenir un type qui n’est pas de chez moi » la dictature continuera chez nous et finalement nous aurons mérité en grande partie notre sort misérable depuis maintenant 62 ans. C’est triste de constater aujourd’hui que vous avez réussi à exporter cette mentalité dans une partie de notre diaspora où l’on voit un très petit nombre (Dieu merci) de compatriotes, y compris parmi nos ‘intellectuels’, qui vous soutiennent aveuglement tout en évitant soigneusement de parler de prendre des billets aller simple pour aller vivre auprès de vous les bienfaits de votre ‘Sanseman’. Votre impact sur la division des Guinéens, qui existait déjà mais que vous avez exacerbée exponentiellement, tiendra une très grande place dans votre héritage historique, dans les futures études universitaires, les dictionnaires et encyclopédies. J’espère que vous serez encore là pour les lire, vous qui êtes encore persuadé et ne ratez jamais l’occasion de l’affirmer en public que vous êtes le plus grand « panafricaniste anticapitaliste » du continent, le ‘Mandela guinéen’. Ainsi vous aurez le plaisir de savoir de votre vivant ce que l’on retiendra de votre œuvre pour la Guinée, pour l’Afrique et pour le monde.

Alpha O. Telli DIALLO
30 Novembre 2020

NB : lire la suite sur : https://aotdiallo.wordpress.com/

2 Replies to “Clap de fin pour une démocratie apaisée – et pour ma chronique mensuelle

  1. Guinée Conakry
    Macron se paie la tête de Gobykhamé !
    Afakoudou! il y en a qui marchent sur la tête au palais Gokhi Fokhè où trône Goby Condé, le chauffard de la guimbarde nationale.
    Le 20 novembre dernier, le président Emmanuel Macron a rondement déclaré :
    “J’ai eu plusieurs fois des discussions avec le président Alpha Condé, des discussions très franches, y compris le 15 août 2019, quand il était en France. Le président Alpha Condé a une carrière d’opposant qui aurait justifié qu’il organise de lui-même une bonne alternance. Et d’évidence, il a organisé un référendum et un changement de la Constitution uniquement pour garder le pouvoir. C’est pour ça que je ne lui ai pas adressé de lettre de félicitations. Je pense que la situation est grave en Guinée, pour sa jeunesse, pour sa vitalité démocratique et pour son avancée.”
    Ces dires de Emmanuel Macron sont sans ambiguïté. Effectivement, Goby Condé est un resquilleur. Il a imposé un référendum déjeté et un changement de la constitution pour se maintenir au Kibaniyi. Et le 18 octobre dernier, il est tout éberlué de l’avoir dans l’os devant Cellou Dalein Diallo, son challenger. Excepté des Présidents périmés, aucun chef d’Etat digne de ce nom ne le félicite pour son troisième mandat. Et le pète-sec mange le sang car les Présidents Emmanuel Macron et Macky Sall ne le félicitent pas. Il s’enrage. Sujet à un raptus agressif, il fait trucider de jeunes manifestants peuls qui contestent son troisième mandat ; et il découronne l’UFDG par des arrestations et des emprisonnements arbitraires après s’être vanté d’avoir démantibuler l’UFR de Sidya Touré à coups de débauchage et de corruption.
    Et dans cette correspondance en date du 30 novembre, Emmanuel Macron met un bémol à sa critique contre Goby Condé en adressant ses vœux de succès :
    « A la suite de la confirmation par le conseil constitutionnel de votre réélection à la Présidence de la République de Guinée, je tiens à vous transmettre, ainsi qu’au peuple guinéen, mes vœux de succès.
    Je mesure les attentes du peuple guinéen ainsi que les défis auxquels votre pays fait face, qu’il s’agisse du redressement de la situation économique et sociale avec la crise sanitaire mondiale ou de réconciliation entre tous les Guinéens après les violences, les divisions et les interrogations qui ont émaillé ces élections.
    Votre capacité à y répondre dans un esprit de dialogue, de consensus et dans le respect de l’Etat de Droit sera essentielle.
    La Guinée doit poursuivre les réformes que vous avez entamées, en matière d’éducation, d’accès à l’énergie, de santé et de bonne gouvernance afin d’œuvrer au renforcement du capital humain du pays.
    La relation entre nos deux pays, ancienne, est résolument inscrite dans un destin partagé. La France continuera à se tenir aux côtés du peuple guinéen pour le développement économique et social du pays.
    En vous renouvelant mes vœux de paix, de concorde pour le peuple guinéen, je vous prie d’agréer monsieur le Président l’expression de ma très haute considération. »
    Ouvrez vos quinquets et lisez entre les lignes ou en dehors des lignes ! Et dans une contention de l’attention, l’on voit bien qu’Emmanuel Macron évite dégoûtamment le mot « féliciter » qu’il s’interdit d’adresser à Goby Condé; Macron se contente de lui souhaiter bon vent pour le décolérer.
    Hachette définit le mot « féliciter » : « Faire compliment à (qqn) au sujet d’un événement agréable / Témoigner sa satisfaction à (qqn), complimenter. »
    Et maintenant l’intellectaillon Alhousseynie Makanera veut entortiller les petits esprits sur cette question.
    Il n’y a pas à pavoiser avec cette correspondance de Emmanuel Macron qui se paie la tête de Goby Condé. Macron met le doigt sur la plaie en paraphant les circonstances tragiques qui ont émaillé la confiscation du pouvoir de celui-ci. Le président français, qui a été un fin observateur de cette tragédie du 18 octobre 2020 en Guinée-Conakry, parle bien dans sa correspondance « de la situation économique et sociale avec la crise sanitaire mondiale ou de réconciliation entre tous les Guinéens après les violences, les divisions et les interrogations qui ont émaillé ces élections. »
    Didon ! Il ne faut pas prendre les enfants du bon dieu pour des canards sauvages. On a les narines grandement débouchées pour entendre les choses. Le pète-sec du bled peut faire embastiller qui il veut, faire déshumaniser qui il veut par sa garde prétorienne. Du reste les Guinéens semblent disposer à se laisser donner les étrivières dans une ambiance de laisser-fairisme après élections manipulées. Mais de grâce que le pète-sec respecte quand même leur intelligence, notre intelligence ! Parce qu’on a du jus dans la caboche pour voir que lui, Goby Condé, est d’une âpreté féroce au pouvoir. Et Emmanuel Macron, biberonné aux respects des vertus démocratiques, qui est fait au moule, ne saurait cautionné cette confiscation du pouvoir par le gourou du palais Gokhi Fokhè. Ceci pour dire à cet autre intellectuaillon borné que Macron n’a pas du tout « remis les pendules à l’heure » dans les relations diplomatiques entre la France et la Guinée-Conakry.

    Ecoute ! ne nous nous écharpons pas, ne nous crêpons pas les chignons comme d’acariâtres maritornes à cause d’un mot simple. Si Goby Condé se targue avoir été honoré par Emmanuel Macron à travers cette correspondance, tant pis pour lui, pour toi, et pour tous ses autres sectateurs. D’autant plus que l’on sait pertinemment qu’il n’existe pas en Guinée-Conakry de conseil constitutionnel. En lieu et place, on a une cour constitutionnelle aux ordres. Demandez aux professionnels quelle est la différence entre un conseil constitutionnel et une cour constitutionnelle !
    Bof ! pour nous autres le débat est tout à fait ailleurs !…
    Cellou Dalein Diallo a-t-il été encouragé par les présidents du Sénégal, du Niger, du Nigéria, de la Guinée-Bissau, de la France à candidater à la présidentielle du 18 octobre dernier ?
    L’on n’est pas dans le secret des dieux. Mais une chose reste claire : s’il n’avait pas candidaté, il n’aurait pas aujourd’hui la voix au chapitre dans la contestation de la victoire frelatée de Gobykhamé. Se borner aujourd’hui à clamer que Cellou savait qu’il n’allait pas gagner les élections n’est pas pertinent politiquement parlant. Regardons plus loin que le bout de notre nez pour en parler. En effet le leader de l’UFDG a fait bouquer le pète-sec du palais Gokhi Fokhè qui, à l’occasion de sa triche électorale du 18 octobre, est tombé sur un os. L’UFDG s’était préparée à déjouer les entourloupes de la Ceni en intégrant bien dans leur stratégie ces paroles de Joseph Staline :
    « Ceux qui votent ne décident de rien. Ceux qui les comptent décident de tout. »
    Cellou Dalein Diallo a véritablement gagné le 18 octobre 2020. C’est pas une question de sorcellerie. C’est une affaire politique qui discrédite le régime autocratique de Goby Condé, qui l’embarrasse ; et qui l’isole sur la scène internationale. L’UFDG, la première force politique du bled, ne siégera pas à l’Assemblée nationale durant ce troisième mandat de Goby Condé. Certes la présence à l’Assemblée nationale de ces empêcheurs de tourner rond fera une belle jambe à Amadou Damaro Louf Camara et à cette cohorte de députés dans le parlement. Mais c’est un imbroglio qui met en capilotade le régime dictatorial de Goby.
    Paraît que le resquilleur de l’élection du 18 octobre qui a coûté la vie à une dizaine de petiots envisage de se faire plaisir en organisant son investiture le 15 décembre prochain.
    Diantre ! c’est un tapis maculé du sang de ces petiots que Goby Condé déroulera aux pieds de ses invités démarqués notamment les présidents Denis Sassou Nguesso, Idriss Deby et tout le tremblement du continent.
    Pourquoi un tel gaspillage ? Le régime va encore puiser dans l’argent du pays des sommes faramineuses pour contenter le caprice du dictateur, désireux de fanfaronner et de goberger ses invités. C’est la curée. C’est ce que la ministre de l’enseignement technique, de la formation professionnelle et de l’emploi, Djénab Dramé a bien compris en se faisant plaisir et en détournant au bas mot 200 milliards de francs guinéens soit 23 millions d’euros. On dit merci à Guineenews.org d’avoir levé le lièvre sur le détournement de ces deux cent milliards de francs guinéens. Et merci à LA LANCE d’avoir enfoncé le cloue par une enquête appuyée. Il faut révéler aussi les détournements perpétrés par Goby Condé et le Crésus Princier du palais Gokhi Fokhè, leurs conseillers et leurs chambellans, les détournements commis par les ministres, les membres du gouvernement.
    Franchement ! on connaît Goby Condé. On le connaît. Il s’est déjà octroyé deux coûteuses investitures. Pourquoi s’octroyer une troisième investiture qui va encore et encore coûter des yeux de la tête au contribuable guinéen.
    Allabé ! An nabbé ! dites-lui de renoncer à cette troisième investiture qui ne servira à rien aux Guinéens. C’est inutile. On doit lutter contre ces investitures sur le continent. Parce que l’argent que ces dictateurs gaspillent pour leur investiture peut servir à construire des classes, à acheter des tables bancs, à former le personnel enseignant, à construire des hôpitaux et des dispensaires et à former médecins, des gynécologues, des sages-femmes.
    Combien de milliards de francs guinéens sont débloqués pour l’organisation de cette troisième investiture à l’occasion du troisième mandat du pète-sec ? Combien ? La plus grande partie sera détournée par les malins organisateurs et l’autre partie jetée par les fenêtres.
    Autre chose pour terminer ce bavardage.
    Hey ko an ! tu décides d’arrêter « Tic-tac, Tic-tac » sur le troisième mandat de Goby Condé sous prétexte :
    « Je suis fatigué/découragé de le faire car nous savons déjà ce qui nous attend et ce serait comme pour vos discours, les mêmes répétitions tous les mois. Je préfère donc consacrer toute l’énergie qui me reste à des sujets et travaux plus productifs. »
    Didon ! qu’est-ce qui te prend ? Qu’est-ce qui ne va pas ? Tu es malade ? Tu as soif ? Tu es dépenaillé ? Alors qu’est-ce qu’il y a ? Dis-nous qu’est-ce qu’il y a ? Tu vas nous le dire ? Tu vas nous dire pourquoi tu vas arrêter « Tic-tac, Tic-tac » ?
    Attends ! Ce n’est pas ton père qui, placé en diète noire au camp Boiro dans la cellule 52 ou 54, tient ce propos :
    « Je souhaite qu’après moi, en Guinée, en Afrique ou n’importe quel lieu du monde, des enfants, des vieillards et des femmes ne paient plus de leur vie l’irresponsabilité d’hommes qui au lieu de créer et d’entretenir la liberté la torpillent. »
    N’est-ce pas là les propres mots de ton père ?
    Ce propos de ton père sert aujourd’hui de bréviaire aux populations de Wanindara qui, dans Cona-crimes, chaque jour que Dieu fait, sont persécutées, bombardées, violées, violentées, arrêtées, emprisonnées, tuées par les « ngnangamadis » de la Police et de la Gendarmerie nationale.
    Ces dires de ton père servent d’orémus aux élèves, aux étudiants, aux jeunes du bled dans leur mobilisation et dans leur lutte contre la dictature sur place qui a carrément viré vers le totalitarisme.
    C’est en ayant ces mots de ton père au fond de leur pensée que les intellectuels guinéens, qui aspirent à un meilleur devenir pour leur pays, tiennent encore le coup et continuent le combat des idées et le combat politique.
    Et voilà que toi, à sons de trompette, tu annonces l’arrêt du « Tic-tac, Tic-tac » !
    Hey ko an ! relance « Tic-tac, Tic-tac » si tu ne veux pas nous avoir tous sur le dos.
    Si sur ce site, tu as l’impression qu’on bloque « Tic-tac, Tic-tac », tu n’as qu’à déménager c’est tout. Mais « Tic-tac, Tic-tac » doit continuer jusqu’à la chute du régime de Goby Condé. Ton argument ne tient pas. Le combat doit continuer et continue.
    Allez ! « Tic-tac, Tic-tac » reprend du service le mois prochain…

    Benn Pepito

  2. Ah, non ! Ce n’est pas l’emplacement du texte. Il faut le décrocher de là et le publier s’il vous plaît. C’est par mauvaise manipulation que je l’ai envoyé là . Bon, Dieu ! C’est pas bien du tout…

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