Guinee

De préférence apaisée, mais éventuellement violente, seule une transition est acceptable

De préférence apaisée, mais éventuellement violente, seule une transition est acceptable

Une forte délégation de la Cedeao1 est intervenue dès le jeudi 23 Juillet aux chevets du Mali, pour tenter de résoudre la crise qui y existe2, et qui ne semblerait se résoudre qu’avec le départ de la présidence, du chef d’État malien Ibrahima Boubacar Keita. Sans entrer dans le détail de la négociation, ni son éventuelle réussite ou échec, je voulais souligner le postulat de départ de cette délégation, conforme à la philosophie et les intérêts bien compris de ses dirigeants : « on ne chasse pas par la rue un chef d’État légitimement élu ». Si l’Union africaine et la Cedeao restent silencieuses sur les évènements de Guinée, c’est aussi parce qu’elles considèrent sans doute, que la même maxime doit s’y appliquer, même si les choses devront bouger d’ici Octobre… d’une façon ou d’une autre.
Ce parallèle avec le Mali vise aussi à rappeler aux opposants à Alpha Condé, qu’il faut rester zen. Tout le monde est d’accord pour chasser Alpha Condé du pouvoir, et lui-même ne semble pas avoir la lucidité de devoir passer la main, mais chaque chose en son temps. Pour être efficace, il faut savoir garder son sang froid.
Je ne vais pas revenir sur les violations répétées – sans vergogne – de la Constitution par Alpha Condé, il est le meilleur praticien en la matière depuis son accession au pouvoir. J’ai écrit tellement de textes sur ses pratiques, qu’il n’est pas utile de les citer. Aujourd’hui les derniers évènements montrent que rien ne l’arrête, toutes les institutions sont caporalisées sans nuances aucune, les libertés individuelles des Guinéens s’arrêtent, là où commence celles d’Alpha Condé, qui se comporte tel un monarque de droit divin.
Si Alpha Condé prétextait qu’il fallait changer la constitution pour le bonheur des Guinéens, les plus sceptiques n’ont perçu qu’une illustration supplémentaire de sa rouerie.
Mon propos de ce jour est de fournir un cadre d’action simple – dans la forme – et réaliste sur le fond. Seuls ceux qui ne sont pas clairs dans leur tête trouveront à redire. Car en politique, et Alpha Condé l’a suffisamment démontré, seul le résultat compte. Les derniers exemples, avec la clôture de la convention du RPG, où Alpha Condé n’a rien à faire, le choix unilatéral de la date des élections (législatives, puis présidentielles en l’occurrence), ne constituent que les ultimes (???) illustrations de ces violations.

Les partis en présence, d’une transition apaisée
Pourquoi une transition ?
La violence est nuisible pour tout le monde, et surtout pour la Guinée. Cela ne signifie pas qu’il faille absolument l’écarter, sous peine de devoir renoncer à la politique. Mais comme la maxime le rappelle, après les violences, il faudra revenir à la table des négociations. Donc autant commencer par ces négociations.
Il ne doit pas y avoir de préalable à cette négociation (suppression de la constitution, dissolution de l’assemblée, remplacement des membres de la CENI et de la Cour Constitutionnelle, etc.), sinon une partie perd la face, et l’objet d’une négociation n’est pas d’humilier l’autre. En revanche les deux parties (gouvernement et opposition) doivent s’entendre sur l’issue de celles-ci.
Que veulent le RPG, l’UFDG et l’UFR, les 3 seuls partis représentatifs aujourd’hui ?
Diriger la Guinée :
• ad vitam aeternam (éternellement) pour le RPG, ce qui se traduit par l’expression « tout pour nous, rien pour les autres », expression certes caricaturale, mais qui définit néanmoins les faucons de ce parti.
• en 2020 pour l’UFDG, ce qui se traduit par l’expression « c’est notre tour », expression tout aussi caricaturale, comme si le pouvoir devait supposer une alternance obligatoire entre les partis.
• par ni l’un, ni l’autre, ce qui se traduit par l’expression « nous sommes la minorité, donc forcément neutre », expression tout aussi caricaturale, comme si le pouvoir ne devait appartenir qu’aux minorités.
Que veulent les autres ? S’enrichir en dormant, car en Afrique en général, et en Guinée en particulier, le pouvoir est synonyme d’enrichissement personnel et c’est cette systématisation là qu’il faut faire cesser. Dans un premier temps, le FNDC ne doit pas être partie prenante des négociations, pour la simple raison que seuls les partis politiques sont autorisés, mais ce n’est sans doute que partie remise.
Que discute t-on ?
Pourquoi Alpha Condé veut se maintenir ? Essentiellement pour 3 raisons, deux étant communes à tous les présidents africains :
• la première est le risque d’avoir à rendre des comptes pour les nombreux crimes perpétrés sous son régime.
• la seconde est la perte rapide et radicale de revenus licites, mais surtout illicites.
• la troisième propre à Alpha Condé, est son arrogance personnelle et son égo surdimensionné, alors qu’il n’a jamais travaillé, ne connaît rien à la gestion collective, mais reste néanmoins vindicatif.
En premier lieu, et je le répète, il ne doit pas y avoir de conditions préalables pour participer aux discussions, mais la conclusion est en revanche obligatoire : trouver les voies et moyens pacifiques, non de perpétuer ce régime, sinon il suffit d’attendre la victoire – avant le vote – du RPG en Octobre, et il n’y a donc pas besoin de discuter, mais de procéder à une transition pacifique. Que Alpha condé se présente ou pas n’est pas le problème essentiel (ce ne serait qu’un problème supplémentaire), l’option est que le RPG a fait son temps, et il doit passer la main. L’objet des discussions est juste de négocier le sort individuel des criminels de ce régime (meurtres et assassinats, vols et détournement de fonds). Car c‘est souvent à cause de ces problèmes récurrents, que les régimes cherchent à rester en place, afin de ne pas subir de représailles.
Certains vont sans doute dire que les criminels ne pourront accepter ce deal qu’à une seule condition, être sécurisés par un tiers de confiance, à savoir la communauté internationale. On pourrait imaginer la nomination d’Alpha Condé – voire d’autres – à un poste dans les instances internationales, qui lui assureraient un revenu confortable (à moins qu’il ne soit très vorace3) et une immunité diplomatique. Il y a certes plusieurs problèmes dans ce genre de transaction : d’une part cela signifie que les criminels n’ont aucun scrupule et considèrent que leurs actions passées sont légitimes et donc doivent rester impunies, d’autre part cela nuit à l’image des pays « occidentaux » qui sont complices, ou qui permettent la réalisation de ces deals, qu’ils minimisent à tort un peu trop facilement. Or au XXIème siècle on peut taire certains évènements, ou faire croire à l’inverse de ce qu’ils sont, mais à l’heure d’une bibliothèque mondiale qu’est Internet, l’histoire (ou les histoires) est gravée dans le marbre, et toutes les rancunes passées refont surface, l’actualité nous en montre les illustrations. Certains jusqu’aux boutistes iront déclarer qu’il n’est pas question de laisser filer des criminels, mais il est bon de rappeler cyniquement à ces derniers, d’une part qu’il faut savoir ce que l’on veut (veut-on assurer une transition pacifique ou perpétuer un régime inutile et nuisible ?), et d’autre part, qu’ont-ils fait concrètement jusqu’à aujourd’hui pour mettre en œuvre des poursuites contre ces différents criminels ? Lorsque des réponses seront données à ces questions, la logique semblera plus acceptable.
Que peut-il se passer ?
Quelles qu’en soient les raisons, il y a peu de chances que les négociations aboutissent, car Alpha Condé est vindicatif et à son âge, il compte à l’envers, c’est-à-dire le nombre de jours qui lui restent. Dès lors il n’a aucun intérêt personnel – qui passent pour lui avant ceux de la Guinée – à perdre tout ce qu’il a volé et à subir les affres de la loi. Et comme il a sans doute peu de considération pour ses propres fils…
Il conviendra dès lors de passer à la deuxième phase, et si on pourra reprocher aux politiques de l’opposition de n’avoir rien obtenu, mais c’est à peu près leur maigre bilan depuis 10 ans (en dehors des questions électorales), on ne pourra pas leur reprocher de n’avoir pas essayé, et cela montrera à la face du monde – est-il besoin d’en rajouter – que le RPG est de mauvaise foi, et qu’il n’y a donc rien à lui accorder.

Les autres parties en présence, d’une transition moins apaisée
Que veulent les Guinéens ?
Les Guinéens ne voulaient pas d’une nouvelle constitution4, mais :
• au moins d’un pouvoir d’achat maintenu, à défaut d’une amélioration, les Guinéens en étant réduits à ne prendre qu’un repas par jour (sans viande, ni poisson).
• d’un système éducatif digne de ce nom – à défaut d’être performant.
• d’un système de santé (les dirigeants se soignent à l’extérieur n’ayant même pas la volonté de créer un hôpital).
• d’un minimum d’infrastructures essentielles, telles l’eau et l’électricité.
• d’une gouvernance digne de ce nom, de perspectives d’avenir et non d’un chômage érigé en système.
• d’une sécurité physique (ce régime criminel a combien de morts à son actif, sans compter les arrestations arbitraires, les conditions inhumaines de détention, les tirs à balles réelles sur les manifestants pacifiques qui sont devenus monnaie courante) et la sécurité des biens (combien d’incendies criminels ciblés).
• d’une justice pour tous.
Ce n’est pas une liste exhaustive, les Guinéens veulent encore beaucoup d’autres choses, mais si en 10 ans un minimum avait été obtenu dans ces domaines, les Guinéens auraient peut-être accepté une « Kagamé ».

Que doit faire l’opposition ?
Oui l’opposition a mal joué, limitant d’ailleurs l’essentiel de ses interventions aux questions électorales, mais l’enseignant que je suis ne peut pas critiquer la pratique de l’erreur, source d’apprentissage. Il vaut mieux faire, même mal, que de ne rien faire du tout, au prétexte de se tromper. Au moins l’opposition a agi, et c’est la seule façon de progresser. Mais pour aller au bout victorieusement de son combat, elle ne doit pas s’embarrasser de fioritures à l’avenir. Et ceux qui ont des scrupules ou des états d’âme, n’ont qu’à se mettre en retrait et laisser faire ceux qui sont formatés pour la politique.
L’opposition doit savoir qu’il n’y a pas de retour possible hors l’abandon d’Alpha Condé, qui n’aura pas lieu. L’opposition conteste beaucoup (par voie médiatique), mais au final s’est toujours fait rouler dans la farine. Alpha Condé est ce qu’il est, mais il fait, et son culot a toujours payé. Et lorsque Alpha Condé dit qu’il n’y a rien en face, il pense à des gens de sa trempe d’aventurier, qui n’auraient rien à perdre.
Aujourd’hui, ou les choses se passent pacifiquement avec une transition ci-dessus évoquée, à défaut d’élections transparentes – qu’elles ne peuvent pas être – ou il faut prendre le pouvoir sans état d’âmes, sans se poser de questions. Il sera toujours temps de réfléchir plus tard.

En l’absence de transition, la seule voie qui vaille est de chasser Alpha Condé… mais dans les règles
Le FNDC a suffisamment alerté sur la situation politique guinéenne récente, même si tout le monde la connaissait, y compris ceux qui faisaient semblant de l’ignorer.
Depuis qu’Alpha Condé est arrivé au pouvoir en 2010, il n’a fait que montrer la seule chose dont il était capable, à savoir décider seul pour les autres, et imposer ses solutions par tous les moyens, y compris lorsqu’elles étaient mauvaises pour le pays – mais sans doute pas pour lui.
Je n’ai plus le temps de faire des textes sur ce qu’il a fait ou surtout qu’il n’a pas fait, voire d’expliquer à l’opposition qu’elle s’est fourvoyée en multipliant les sorties dans la rue, dont le bilan final est bien maigre – mais aussi tragique – comparé à ce qu’a obtenu Alpha Condé, y compris en violant maintes fois la constitution5 ou en assassinant des Guinéens. L’opposition a perdu beaucoup de vies humaines, et personne – ou en tous cas peu de monde – a cherché à condamner au moins l’État guinéen, à défaut de condamner des individus à titre personnel. L’opposition l’a appris à ses dépens. À vouloir respecter certains codes, que même la communauté internationale, interprète à géométrie variable, selon le sens du vent… et de ses intérêts, elle risque une nouvelle fois de passer à la trappe6.
C’est pourquoi aujourd’hui compte-tenu de ce qui se passe en Guinée et qu’il est inutile de rappeler, et en l’absence d’une transition pacifique souhaitable, le seul objectif qui vaille, est de faire partir Alpha Condé si possible à partir d’Octobre, et par tous les moyens.
Pourquoi attendre Octobre ? Justement pour faire semblant de respecter des échéances dont Alpha Condé s’est moqué tout le temps7, car l’opposition ne pouvant se comparer à lui, doit respecter cette seule contrainte. Alpha Condé fait semblant de respecter les règles « internationales » en modifiant la constitution afin que sa candidature paraisse conforme au nouvel ordre juridique. L’opposition qui dit avoir besoin de la communauté internationale se doit donc de faire semblant de respecter ces échéances. La communauté internationale est toujours droite dans ses bottes et retombe toujours sur ses pieds. Ainsi :
• lorsque vous voulez chasser un dictateur, elle indique que la population le soutient, puisque personne ne conteste.
• lorsque la population bouge pour faire partir le dictateur, elle dit que la violence (des manifestants) n’est pas permise.
« La raison du plus fort est toujours la meilleure », disait Jean de la Fontaine. Rien n’a changé depuis. Il faudra s’en souvenir. On a le droit de se tromper, 100 fois même s’il le faut, mais jamais deux fois de la même manière.

Pire, l’opposition doit participer à des élections dont on connaît d’avance le résultat
Évidemment Alpha Condé arrivé en 2010 au culot et par la fraude, en manipulant tout le monde, a pris soin de tout verrouiller, pour éviter l’humiliation d’une défaite8. Et même si les bulletins réels dans les urnes consacraient la défaite d’Alpha Condé, l’organisation de la procédure élective est telle, qu’il reviendrait au président de la CENI de déclarer – sans aucun contrôle – qui est vainqueur de l’élection, et au président de la Cour Constitutionnelle de valider la décision du président de la CENI, y compris au mépris des résultats réels.
Dès lors comme il le proclamait avant le référendum9, l’issue des élections est connue. Certains se demanderont sans doute pourquoi y aller ? Ont-ils oublié qu’en ne participant pas aux élections législatives, la véritable opposition n’existe plus et que cela ne dérange personne… en dehors d’elle, puisqu’on ne peut pas contester juridiquement des élections auxquelles on n’a pas participé.
Il faut donc participer aux élections présidentielles, montrant hypocritement à la communauté internationale – pour sauvegarder les apparences et la mettre au pied du mur – qu’on a respecté les codes, mais ensuite, il faudra contester dans la rue le résultat connu de cette élection (et accessoirement de toutes les élections et nominations récentes) et faire partir Alpha Condé. D’où l’importance de s’y préparer et financièrement, car les sorties pacifiques pourraient durer un certain temps – il y aura résistance10 -, et mentalement, en utilisant d’autres moyens plus efficaces, dont je parlerai plus tard11.

Pourquoi Alpha Condé pourrait échouer ?
Parce qu’Alpha Condé proclame – à tort – , mais il le proclame quand même et ça va lui retourner en boomerang, qu’il est le premier président élu démocratiquement. Il y a donc eu une alternance et même si je n’ai pas voté pour Alpha Condé, j’ai apprécié que le régime militaire soit remplacé. Alpha Condé s’est battu pour une alternance en 2010, mais serait contre aujourd’hui12. Puisqu’il considère qu’il n’a de compte à rendre qu’au peuple de Guinée, on va le prendre au mot et heureusement, il est loin de comprendre ce que cela signifie concrètement…
Ensuite Alpha Condé n’est pas un militaire, et même s’il contrôle un parti unique omniprésent, mais non représentatif de la réalité, il doit se reposer sur des militaires, qui ne comprennent pas que des officiers incompétents et corrompus de cette armée mexicaine, qui n’ont gagné leur galon, que grâce à leur servilité sans faille. Heureusement il reste quelques hommes de troupe et sous-officiers (voire officiers), qui ont une autre vision de leur métier que celle d’apparatchiks, et criminels de surcroît pour certains.

Gandhi, citoyen guinéen
« Dans tout État libre, chaque citoyen est une sentinelle de la liberté qui doit crier, au moindre bruit, à la moindre apparence du danger qui la menace ». (Robespierre, Discours sur la liberté de la presse, Mai 1791).

1Il s’agit des présidents en exercice du Nigeria, du Ghana, Niger, Côte d’ivoire et Sénégal.
2La mauvaise gouvernance, la corruption, la situation sécuritaire, la dégradation de la situation économique constituent les motifs récurrents du mécontentement de la population.
3On rappelle que le 20 Avril 2019, Alpha Condé s’est octroyé par décret la direction et la gestion directe de la société guinéenne du patrimoine minier (Soguipami).
4Alpha Condé avait déclaré que « depuis un certain temps, le débat sur la nécessité et l’opportunité de doter la Guinée d’une nouvelle constitution en remplacement de celle du 7 Mai 2010 s’est instauré dans notre pays ». Un débat avec qui ? près de 90% de la population étant analphabète, on imagine que ce n’est pas au sein de la population que ce débat a eu lieu.
5Il est facile de lire les archives sur de nombreux textes que j’ai écrit – il y en a plus de 150 – et qui mettaient en évidence les violations constantes et chroniques par Alpha Condé de la constitution.
6L’opposition doit se rappeler que les Occidentaux aiment la stabilité avant tout et qu’ils se contenteront même d’un Alpha Condé, malgré ses violations diverses et variées, voire ses crimes, qui peut leur inspirer confiance, s’il « tient » la Guinée. Beaucoup pensent en effet que si Alpha Condé a changé la constitution, c’est évidemment et d’abord pour se mettre en conformité avec les « règles » internationales, mais c’est aussi une manière de rappeler qu’il fait ce qu’il veut quand il veut en Guinée, parce qu’il n’y a rien en face.
7C’est encore lui par exemple qui avait choisi unilatéralement – quel euphémisme ! – de la date des élections législatives et présidentielles, alors que le mandat présidentiel finissait en principe en Août (ou en Décembre).
8Même en gonflant les électeurs du RPG de plus d’un million de voix lors des élections municipales, on peut considérer qu’Alpha Condé les a perdues, d’où un gonflement hors normes de nouveaux électeurs RPGistes. https://blogs.mediapart.fr/blandine-leger/blog/260220/guinee-les-grosses-ficelles-du-pouvoir-pour-truquer-le-fichier-electoral
9Alpha Condé n’avait-il pas affirmé que « le projet de nouvelle constitution fera l’objet d’une large vulgarisation avant son adoption par le peuple souverain », un lapsus qui en disait long sur l’issue de la « consultation ». Pour ceux qui lisent trop vite, Alpha Condé déclarait avant même l’élection, que la constitution serait adoptée.
10On peut même subodorer que le RPG dispose d’un plan B, s’il était acculé et devait apaiser les esprits, par la mise en place d’un gouvernement d’union nationale. On peut même imaginer un plan C (Damaro en tant que deuxième personnage de l’État déclarant Alpha Condé inapte), voire même un plan D avec un coup d’état militaire suscité par un Mohamed Diané … pour sauvegarder l’essentiel.
11Je publierai 2 autres textes d’ici Octobre, un pour expliquer comment faire partir Alpha Condé grâce à une méthode éprouvée ailleurs, mais que le RPG n’envisage même pas pour la Guinée, et un autre pour expliquer la feuille de route d’un gouvernement de transition – sans Alpha Condé.
12Mandela et Obama, dont il se réclame, sont partis respectivement au bout d’un et de deux mandats.

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