Guinee

Dr Dansa Kourouma : «La Guinée n’appartient pas à un groupe ni à un individu»

Le décret rendu public lundi dernier, annonçant le report des élections législatives pour  le 1er mars prochain n’étonne guère certains leaders d’opinion.

Joint au téléphone le lendemain par notre rédaction, le président du Conseil national des organisations de la société civile (CNOSCG) dit ne pas être surpris. « Moi j’étais sûre et certain que la date du 16 février n’était pas tenable pour plusieurs raisons. Pour des raisons de planification. Parce que le chronogramme de la CENI ne répondait pas du tout aux normes de flexibilité requises pour une élection. Un chronogramme des élections n’est pas un chronogramme d’un procès. Il faut se laisser de flexibilité interne pour permettre de rattraper des retards ou des imprévus. La deuxième chose c’est du point de vue du déroulement des opérations techniques. En fait, dans une élection il y a des délais légaux, contractuels. (…)  Alors la CENI n’a aucune possibilité d’abréger ces délais. Elle ne peut que les respecté. Alors si la CENI se rende compte que ces délais légaux peuvent être menacés elle n’a d’option que reporter les élections pour permettre de respecter ces délais. La troisième observation c’est du point de vue environnement sociopolitique du pays. Il faut un dialogue politique réel. Le dialogue fait partir de la démocratie. Il faut que tous les acteurs aient le courage de s’asseoir autour de la table pour discuter argument contre argument  », suggère Dr Dansa Kourouma.

Pour le président du CNOSCG, le débat entre acteurs politiques devaient quitter la rue.  « Pour mieux convaincre il va falloir que chacun mette son argument sur la table. La Guinée n’appartient pas à un groupe ni à un individu. La Guinée est un bien commun. Il faut que les Hommes aient le courage de s’assoir pour discuter. Donc le report des élections c’est une opportunité. Certainement que les religieux pourraient saisir pour essayer de dialoguer, de déclencher un processus de consultation de dialogue. Mais les élections législatives peuvent se tenir avec ou sans parti politique de l’opposition », affirme cet activiste de la société civile guinéenne.

Amadou Tidiane  Diallo

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