Monde

Elections/Emissaires de la CEDEAO : Sory Sow en parle…

Elections/Emissaires de la CEDEAO : Sory Sow en parle…

Sory Sow du Rpg arc en ciel était l’invité de nos confrères de la radio lynx Fm la semaine dernière. Dans cet entretien, ce proche du Premier ministre Kassory Fofana, revient sur la rencontre des acteurs de la mouvance présidentielle et les émissaires de la CEDEAO. Par ailleurs, M. Sow, dénonce l’intention des opposants à empêcher la tenue des législatives.

Bonjour M. Sow une délégation de la mouvance présidentielle a rencontré le général Béhanzin émissaire de la CEDEAO. Quel enseignement avez-vous tiré de cette rencontre ?

Conformément à l’agenda de la CEDEAO en Guinée, on a reçu une invitation de participer à une rencontre avec cette délégation au siège de la CEDEAO à Dixinn. Alors une délégation de la mouvance présidentielle s’est déplacée pour aller leur rencontrer, à l’ordre du jour naturellement il y avait le contexte socio-politique actuel du pays, c’est-à-dire les élections législatives et le référendum et les contextes dans lesquels le processus se tient.

Qu’est-ce qu’on vous a proposé pour sortir de la crise politique en Guinée ?

Nous n’étions pas venu pour faire des propositions, nous étions plutôt venus pour les écouter et donner d’ample explication parce que le problème souvent, la communauté internationale n’est pas suffisamment informée de ce qui se passe en Guinée, alors nous nous avons tenu à leur donner largement d’explication sur ce qui fait quoi en Guinée.

Ce processus a commencé comment ? … Et quelle conséquence peut-on tirer de toute cette situation ? Voilà ce qu’on a tenu à éclaircir pour la délégation.

Est-ce que cette délégation vous a fait des propositions par rapport à cette crise sociale et politique puisqu’elle devrait aussi recevoir des membres du FNDC mais aussi les membres de l’opposition plurielle ?

La délégation nous a exhorté de garder toujours la main tendue vers les différents acteurs socio-politiques du pays afin de bâtir un dialogue constructif au tour des questions nationales.

En réponse nous leur avons réitéré l’engagement renouvelé de la mouvance présidentielle sur instruction d’ailleurs du président de la République, parce qu’il vous souviendra que le président de la République justement par rapport à cette idée d’inclusive avait mandaté spécialement le Premier ministre, en dépit de ses attributions constitutionnelles d’ouvrir les consultations nationales afin d’écouter l’ensemble des acteurs socio-politiques de notre pays.

Nous avons rappelé tout ceux-ci et nous avons réaffirmé que nous mouvance présidentielle, nous restons ouverts à toute idée de dialogue, cependant nous sommes dans un processus irréversible dans lequel nous pensons que toute formation politique à le droit de participer, tout comme le droit de ne pas y participer, mais aucune formation n’a le droit d’empêcher un processus électoral dans un pays, parce que la démocratie c’est aussi les élections et c’est le suffrage du peuple. Personne ne peut se targuer le droit d’empêcher le peule d’exprimer son droit.

Concrètement aujourd’hui, si la CEDEAO et tous ceux qui sont en train de trouver une solution à cette crise proposaient de faire un report de ces législatives et référendum, Est-ce que la mouvance, le RPG serait prêt à accepter cette proposition ?

La question n’est pas du tout à l’ordre du jour, ça n’a pas fait du tout l’objet d’un débat.

Si elle est à l’ordre du jour demain ?

Malheureusement, je ne suis pas seul bien placé pour vous dire si la mouvance présidentielle va accepter, je suis de la mouvance mais la mouvance ne se résume à ma personne.

Est-ce qu’aujourd’hui la mouvance n’est pas un peu acculée, on a vu un peu le FMI, la Banque mondiale, cette résolution de l’union Européenne ?

Je vais vous dire une chose, dans tous les pays du monde, le droit de participer à des élections est consacré à une formation politique, et le même droit est consacré aux formations politiques de refuser de participer, mais cela ne peut en aucun cas et la Guinée n’est pas la première en la matière empêcher le processus électoral de suivre son chemin, nous nous avons d’ailleurs lancé la demande à la CEDEAO de venir en observateur pour voir le processus électoral, le jour du vote afin de vivre les réalités de façon directe et de témoigner la sincérité et de l’inclusivité du processus le jour du vote

Vous parlez d’inclusivité alors que vous le savez bien qu’il y a les ténors de l’opposition, les grandes formations politiques qui ne prennent pas part à ces élections et pourtant vous parlez d’inclusion ?

Je suis d’accord avec vous, mais l’opposition en République de Guinée ne se résume aux ténors, il y a d’autres formatons politiques.

Mais le poids politique compte M. Sow ?

Je suis d’accord, le poids politique compte, mais malheureusement le poids politique d’une formation politique se mesure à travers le scrutin, la meilleure façon d’évaluer les poids politiques des différentes formations politiques aujourd’hui, c’est d’attendre à la publication des résultats des élections en perspectives qu’on saura qu’une formation politique a pris du poids et que telle formation politique a perdu du poids ?

Oui, à l’allure où vont les choses, c’est le RPG qui risque de faire ce que certains qualifient même de ‘’tsunami’’ électoral parce qu’il n’y a pas un adversaire de taille en face de vous M. Sow ?

Qu’il y ait adversaire de taille ou pas, de 2010 à nos jours le RPG a toujours gagné les élections en Guinée, il y a rien de nouveau dans ça.

Si, en 2013 il y a eu un ballotage, vous n’avez pas la majorité des 2/3 au parlement ?  Justement ça, ça devait. Une fois de plus comme l’exemple que vous venez de donner là témoigne de toute la vitalité de la démocratie Guinéenne. Est-ce que vous savez que le parlement sortant, la proportion qu’avait l’opposition au sein du parlement, la représentativité dans ce parlement n’existait dans aucun pays africain.  Justement c’est pour cela qu’il fallait chercher des élections inclusives afin que cette image se perpétue au sein du parlement Guinéen.  Que voudriez-vous qu’on fasse à l’échéance de la date dépôt des candidatures, la CENI a prolongé de 48h le délai de dépôt, une partie de l’opposition a décidé de façon souveraine de ne pas déposer…

Une synthèse

d’Alpha Amadou Diallo

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *