Guinee

Fatoumata Bah utilisée comme bouclier : La réaction des autorités…

Le ministre de la Sécurité et son homologue de l’action sociale ce sont rendus dans le quartier de Wannidara ou Madame Fatoumata Bah mère de cinq enfants a été violentée mercredi dernier lors d’une échauffourée entre manifestants et forces de l’ordre.

La vidéo de cette scène partagée sur les réseaux sociaux a suscité une grande indignation au sein de la société. Pour compatir aux douleurs de cette femme qui a été utilisée comme bouclier par des agents de la sécurité, le chef de l’Etat a dépêché une délégation ministérielle, à sa tête Albert Damantang Camara et Hadja Mariama Sylla. A leur arrivé la délégation a été accueillie par des jets de pierres.

« Nous avons décidé d’aller chez la dame. Avec plusieurs chefs de quartiers le premier qui est à Wannidara 3 et un deuxième qui est à Wannidara 2. Nous sommes allés. Qui est ce qui s’est passé ? Le numéro de la Dame ne répondait plus. On venait pour compatir ce qu’elle a vécu. Par ce que ça ne plaît à personne qu’une femme soit traitée ainsi. Malheureusement, le téléphone est resté fermé. Finalement, on a été accueilli par des jets de pierres. Je comprends peut-être la femme ne veut pas nous recevoir. Ça nous nous gardons cela, nous pensons que c’est tout à fait normal », affirme Mariam Sylla.

Furieux, le directeur national de la police, indique avoir mis aux arrêts les agents responsable de la violence exercée contre Madame Bah. Le commissaire général Ansoumane Camara ‘’Bafoé’’ confie que des sanctions vont tomber. « Même les animaux de brousse ne peuvent pas se comporter comme ça. Ce matin j’ai convoqué tous les commandants de compagnies, les commissaires centraux (…) Après visionnage, on a pu reconnaitre un capitaine et un brigadier qui tenait la dame pour faire d’elle un bouclier. On ne les a jamais enseigné ça dans une école ou dans les cours de base dans les CMIS. Ce comportement de cet agent a sidéré tout le monde, on était très soulagé de retrouver cet agent qui a reconnu les faits et a expliqué les conditions dans lesquelles il a pris la femme.  Je suis très content que des vidéos comme ça puissent circuler pour nous permettre de corriger les tares de nos agents dans le cadre du maintien d’ordre. Il va comparaître devant le conseil de discipline, il va subir les conséquences de sa forfaiture », a-t-il promis.

Le brigadier-chef Lamarana Bah au service de la CMIS d’Enco5, mis en cause, présente ses excuses, mais réfute les accusations portées contre sa personne. « Elle avait un seau de cailloux, dès qu’elle a vu les policiers elle est tombée. Je suis venu l’a soulevé pour la sauver. Les enfants continuaient toujours à jeter les cailloux. Je les soulever, elle est encore tombé toujours les enfants continuaient. Je l’ai laissé je me suis sauvé. On était trois. J’étais le seul qui détenait la dame. Je demande pardon. Ce n’était pas mon idée de faire ça. Je ne pensais pas que ça allait passer comme ça. Ce n’était pas mon idée ni l’idée de mon commandant. Cela ne va jamais se répéter », a-t-il plaidé.

Amadou Tidiane  Diallo

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *