Guinee

Fausses attestations de Covid-19 : Le gouvernement menace de sévir

Dans un communiqué conjoint ce samedi, le ministère de la Sécurité et l’Agence nationale de sécurité (ANSS), ont dénoncé une fabrication de fausses attestations de Covid-19. Les deux départements menacent de traduire les auteurs et détenteurs de ces documents pour « faux et usage de faux ».

Lisez ci-dessous l’intégralité de ce communiqué !

COMMUNIQUE CONJOINT DE L’AGENCE NATIONALE DE SECURITE SANITAIRE ET DU MINISTÈRE DE LA SECURITE ET DE LA PROTECTION CIVILE

Il a été constaté que de plus en plus de véhicules sortant du grand Conakry sont munis de fausses attestations Covid-19 pour passer les contrôles et se rendre à l’intérieur du pays. Ces méthodes constituent non seulement une violation des dispositions prises dans le cadre de l’état d’urgence mais également une infraction en faux et usage de faux sanctionnée par le Code pénal.

En conséquence toute personne fabricant, utilisant ou tentant d’utiliser de tels documents pour se soustraire aux restrictions imposées par l’état d’urgence ou le Code de santé publique se verra appliquée les peines prévues par la Loi.

 Les syndicats de transporteurs ont été informés de la mesure et ont réaffirmé leur pleine collaboration avec l’ANSS et les forces de sécurité dans le cadre du respect des mesures visant à empêcher la propagation du Covid-19 à l’intérieur du pays.

 L’Agence Nationale de Sécurité Sanitaire rappelle que le dépistage du Covid-19 est gratuit et qu’il est possible de le faire aux lieux suivants :

 –       Pour les voyageurs : à la Gare routière de Matoto, à la Gare routière de Bambeto et au CMC de Matam ;

–       Pour les chauffeurs et apprentis des gros camions : au Camp Kwame Nkrumah ;

–       Pour les camions citernes : au Centre de dépistage de Tombo.

 Par ailleurs, quatre autres seront ouverts dès ce lundi pour les transports en commun. Il s’agit de la Gare routière de Yimbaya-bougie, la Gare routière de Madina, la Gare routière de Matam, et à Gomboya.

 Le Gouvernement en appelle une fois de plus au sens des responsabilités et au civisme des citoyennes et citoyens en général et des voyageurs en particulier.       

L’Agence Nationale de sécurité Sanitaire                          

Le Ministère de la Sécurité et de la Protection Civile

Transmis par la Cellule de Communication du Gouvernement

Vers la fête de Tabaski : Le prix du mouton en forte augmentation à Conakry !

A une semaine de la fête Tabaski, connu sous le nom de l’Aïd-el-Kebir, le prix du mouton de sacrifice a grimpé dans les marchés de bétails à Conakry. La clientèle se fait désirer alors que la fête se rapproche inexorablement. Un reporter de Guineepremiere.com a fait un tour au marché à bétail de Simbaya Gare, dans la commune de Ratoma, pour constater de visu les difficultés sur le terrain.

Barry Alhoussény vendeur de moutons et de vaches à Simbaya Gare

explique les raisons de la hausse du prix des animaux. « Vraiment, les gens doivent savoir que la hausse des prix ne vient pas de nous. Nous vendons pour gagner un peu. On ne fait rien pour rien. Imaginez un peu l’état de la route actuellement. D’ici au marché Dogomet (Mamou), où on faisait une journée, maintenant à cause de l’état de la route et les barrages, on fait trois jours, parfois à quatre jours. Le carburant consommé pendant ces quatre jours, on peut estimer à 200 litres de carburant à raison de 9 000 par litre, c’est combien ?

On loue un camion-remorque à 6 millions de francs guinéens, si c’est jusqu’au Mali Bamako, c’est indiscutable à 10 millions. Ajouter maintenant les frais de la route et à chaque barrage on paye 50 ou 100 mille francs guinéens, cela dépend tes relations : si on te connait, on ne taxe pas beaucoup. »

Alhoussény Barry

Selon monsieur Barry, les difficultés ne se limitent pas là. « Arrivé à Conakry pour débarquer les bétails, on donne 75 000 ou 100 mille GNF à ceux qui le font, plus maintenant les frais de l’enclos pour ceux qui n’en ont pas (50 000fg). Ce qui nous revient cher. Voilà, c’est tout ça qui se répercute sur le prix du bétail. Il ne faut pas que les gens pensent que c’est par avidité qu’on augmente le prix, c’est plutôt pour avoir un peu, parce que nous vivons de ça. Nous avons des moutons d’un million, d’un million cinq cent GNF. C’est la qualité qui fait la différence. Les moutons qui sont venus de Mali Bamako, imaginez un peu la distance, le transport, le frais de la route et tous ce qui s’en suit… avant même d’arriver à Conakry, d’autres sont morts à cause du mauvais état de la route… Je demande aux clients de venir acheter, de ne pas avoir peur. Il y a suffisamment de moutons de tout genre, même à 700 ou 800 mille on peut en gagner un. » 

Un client que nous avons rencontré sur les lieux, du nom d’Idrissa Bah, Ingénieur domicilié à Cosa, se plaint. « J’ai trouvé un mouton à mon prix, c’est vraiment cher puisque c’est à 1 million 200 mille GNF. Ce n’est pas normal. Débourser une grosse somme pour un seul animal ? Mais puisque c’est dans le cadre de la ma religion, on ne peut rien. Même à trois millions on va acheter parce qu’il s’agit d’accomplir la Sounna (acte surérogatoire) du prophète Abraham. »

Alpha Amadou Diallo

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