Guinee

Femme utilisée comme bouclier : « Je crois que maintenant on atteint le creux dans la vague », dixit Hadja Maimouna Bah

Dans un entretien accordé à notre reporter, la présidente des femmes du Front national pour la défense de la constitution (FNDC), dénonce la violence exercée sur une femme par des agents de la sécurité à Wanidara, la semaine dernière. Hadja Maimouna Bah demande dans cette interview, le départ du ministre de la Sécurité. 

Le Démocrate : Une femme a été humiliée et violentée par les forces de l’ordre à Wanindara. En tant que présidente des femmes du FNDC, quelle est votre réaction ?

Hadja Maimouna Bah : Nous sommes dans la plus grande désolation parce que nous avons atteint un niveau très élevé du non-respect de l’être humain, c’est la déshumanisation. Je regrette tout cela, je pense que c’est une honte pour notre pays.

Aujourd’hui le ministre de la sécurité à mon avis devait démissionner, parce que ce n’est pas à son honneur, ce n’est pas l’honneur de tous les dirigeant de ce pays.

Dans tous les pays du monde, on respecte les femmes. Ici c’était les jeunes au début, on en a tué plus de 140 depuis 2010, après on s’attaque au symbole de notre culture, le symbole de notre peuple, c’est-à-dire les personnes les plus respectées, on n’épargne pas les vieux, c’est maintenant les femmes. Je crois que maintenant on atteint le creux dans la vague. Trop, c’est trop ! Il faudrait qu’on se regarde dans le miroir pour dire c’est assez à ce gouvernant pour dire c’est assez à cette façon de martyriser sa population. En tant que femme, je suis meurtrie aujourd’hui et j’ai honte.

Apparemment tout ce que vous avez fait en tant que flammes du FNDC à travers les dénonciations, les manifestations, n’est pas  entendu. Quelle sera votre prochaine stratégie pour faire arrêter ces violences sur l’axe ?

Justement on va se retrouver en réunion pour voir qu’est-ce que nous allons faire parce que nous ne pouvons pas nous taire devant des situations qui crèvent les yeux, devant des situations qui mettent à nu toute la population guinéenne. Nous ne pouvons pas accepter cela. Nous sommes une population comme les autres, dans tous les pays du monde la femme est respectée, les morts sont respectés, c’est une question de droits humains. Pourquoi dans notre pays ce sont des choses qu’on banalise le plus ?

Ce n’est pas normal et nous allons continuer à manifester jusqu’à ce que nous soyons entendues et comprises par tout le monde.

Alpha Amadou Diallo

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