Guinee

Fonctionnement de l’Union africaine : Les griefs du Dr Oumar Diallo

Fonctionnement de l’Union africaine : Les griefs du Dr Oumar Diallo 

A l’occasion d’une conférence de presse le mercredi 26 février 2020, à la maison commune des journalistes à Kipé, le Dr Oumar Diallo, consultant international en gestion et appui à la recherche, spécialiste en gouvernance et politique publique a essayé d’expliquer le problème réel de la gouvernance locale à travers le continent, mais aussi les tares de l’Union  Africaine.

A l’entame ce consultant indique qu’en Afrique notamment en Guinée, le président de la République dirige les trois pouvoirs, à titre d’exemple la cour Suprême. « Il y a le premier président et les deux autres présidents, les dix conseillers, le procureur général, le premier avocat et les deux autres avocats généraux. Ce sont les piliers de la cour, normalement ceux-ci doivent être élus et non nommés », souligne Dr Oumar Diallo.

Pour lui, les présidents des Tribunaux de première instance et leurs juges ne doivent pas être nommés mais élus aussi. « Là où il y a la séparation, la justice aura son indépendance. Dans les autre pays on le fait », a-t-il expliqué.

Par ailleurs, s’exprimant sur les faiblesses de l’Union Africaine, Dr Oumar Diallo estime que le problème de lUnion africaine est que, ce sont les chefs d’État africains qui tournent entre eux pour être président. « Comme c’est l’Union africaine, le président doit être élu par les africains. Ce qui veut dire que l’union africaine est devenue l’union des présidents africains », a-t-il dit.

Pour que l’Union africaine devienne efficace, le consultant estime qu’ « il y a des organes au sein de l’organisation qui ne doivent pas être nommés par des présidents africains ».

Parlant de l’Association des jeunes pour le leadership, la diversité et du développement durable, Dr Oumar Diallo déclare que « le leadership normalement ce n’est pas pour la personne elle-même, mais c’est pour les autres. Pourquoi  de diversité ? C’est parce que c’est la situation actuelle de la Guinée que nous connaissons. La diversité c’est un ensemble de sources différentes de l’un à l’autre. Mais la diversité ne doit pas être l’efficacité, mais plutôt une opportunité », martèle Dr Oumar. 

Et d’ajouter : « Il y a une convention en 1987 qui a dit que le développement durable c’est un développement qui permet à la génération actuelle de pouvoir atteindre leur objectif sans compromettre l’avenir des futurs générations. C’est en développement durable qu’on parle de l’écologie de l’environnement. Donc le leadership que nous devons adopter, c’est le leadership du patriotisme, pas le leadership impartial. Le leadership transformationnel c’est le leadership qui vous permet d’inspirer les autres, à prendre leur idée, leur propre passion et comprendre que la passion pour laquelle je me suis sacrifié. Normalement en Guinée on devait avoir le leadership transformationnel », a-t-il conclu.

Amadou Tidiane Diallo

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