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Grève du SLECG : «Ce n’est pas fondée», dixit Aboubacar Diesto Camara du S.N.E

Dans une interview accordé à notre reporter le vendredi, 10 janvier 2020, le premier secrétaire chargé à l’information du Syndicat National de l’Education (S.N.E), Aboubacar Diesto Camara appelle le SLECG à revenir à la table de négociation pour un apaisement, parce que dit-il « le climat politique actuel est délétère ». Interview !

Bonjour ! Quelle est la position du S.N.E par rapport à la grève lancée par le SLECG ?

D’abord nous nous disons au côté du Syndicat national de l’éducation que la grève est un droit constitutionnel qui est reconnu à toutes les structures. Mais nous ne pouvons pas participer à cette grève pour le moment étant donné que c’est une grève qui a été négociée, arrangée, orchestrée par le SLECG sans inviter, sans assister, sans consulter les autres structures. Donc, pour le moment nous avons une position de neutralité.

Deuxièmement, nous avons convoqué une assemblée générale pour que la nouvelle conduite à suivre soit tenue le jour de l’assemblée qui est prévue ce samedi qui est d’ailleurs demain à partir de 14h, donc toute décision qui sortira de cette assemblée sera souverain et c’est ce que le S.N.E. va suivre mais pour le moment il y a la neutralité parce qu’on n’a pas été associé ni de près ni de loin

Est-ce que pour vous ce mouvement de grève-là est fondé ?

A notre niveau ce n’est pas fondé, pourquoi ? Parce que tout tourne du résultat issu de ce recensement. Depuis le début du processus, le S.N.E avait déjà attiré l’attention en tirant la sonnette d’alarme comme quoi, c’est un piège qui est tendu. Le SLECG ne devait pas aller à ce recensement parce que ce n’est pas son travail. Et nous avons dit aussi si vous voulez aller à ce recensement, il faut tenir compte de certains paramètres. Il faudrait que le ministère de la Fonction publique soit d’abord devant, suivi par le ministère du Budget, des Finances, mais aussi suivi par les trois départements de l’éducation et le tout couronner par les structures syndicales qui auront l’œil d’observateur dans tous les processus.  Mais si vous allez seul, vous n’avez pas qualité et ce n’est même pas votre rôle, je crois qu’il y aura un échec total et c’est ce qui est arrivé. Le SLECG a déjà promis 8 millions et les 8 millions font qu’ils ont beaucoup de bruit autour d’eux, beaucoup d’adhérents derrière eux, alors si dans un recensement maintenant on ne trouve que des centaines de mille, ce n’est plus des millions alors-là, il faut se radicaliser pour dire que :

Si nous disons à nos mandants que c’est 100 mille, 400 mille alors qu’on a eu alors qu’on les a dit : 8 millions, c’est à cause de ça qu’on nous a suivi, donc ça veut dire qu’ils vont perdre leur crédibilité, c’est pourquoi il se radicalise derrière 8 millions. Et ce n’est pas opportun parce que tout simplement, la période dans laquelle nous traversons, cette période n’est pas favorable parce qu’il y a une crise politique qui est déjà là. Et surtout que la lutte politique et la lutte syndicale sont diamétralement opposées.  Et étant donné que le consensus n’est pas d’abord au tour de l’affaire FNDC, alors que certains membres du SLECG ont dit qu’ils sont membres du FNDC. Donc, si le FNDC  a lancé des festivals de marche alors là, le SLECG devait faire beaucoup attentions parce que vous allez retrouver que dans le SLECG, il y en a qui sont favorables à la gouvernance actuelle, il y en a qui ne sont pas favorables. Donc, pour ne pas que ce soit capoté et tous les enseignants perdent, nous avons dit qu’il faudrait attendre jusqu’à ce climat politique qui est délétère soit vraiment apaisé et lorsque ce sera apaisé, pendant ce moment, on va également coincer le gouvernement au fur et à mesure de faire une négociation. C’est pourquoi nous demandons impérativement à ce que le SLECG revienne au tour de la table pour discuter parce que ce comportement bizarre ne ressemble pas à un enseignant qui est considéré comme un constructeur d’homme.

Interview réalisée par

Alpha Amadou Diallo. 

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