Guinee

GUINÉE : LA FALLACIEUSE DOCTRINE DE GLISSEMENT DE MANDAT OU DE TRANSITION POLITIQUE EN 2020

La notion de glissement de mandat ou de transition politique en Guinée est une notion fallacieuse.

Il convient de savoir qu’un glissement est un refus catégorique d’un pouvoir politique d’organiser des élections présidentielles dans les délais prévus par la Constitution pour obtenir un prolongement illégal du mandat officiel qui arrive à son terme.

Peut-on soumettre la Guinée à un glissement de mandat à la congolaise avec un nouveau Alpha Kabila Condé qui officiera à Sékoutouréyah jusqu’en 2025 ? Si tel est le cas, cela équivaudrait simplement à un troisième mandat sournois et illégal.

Une transition politique correspond logiquement au passage d’un régime dictatorial à une démocratie. Elle s’achève avec l’arrivée au pouvoir d’un gouvernement et d’une assemblée nationale résultant d’une élection libre, tranparente, inclusive et disposant d’un pouvoir souverain. Une transition politique est généralement suivie d’une phase de consolidation de la démocratie pour en assurer la stabilité.

Selon les pays, une transition peut prendre des formes très différentes et se dérouler en général sur plusieurs années. Si une transition politique est assurée par une junte militaire, celle-ci peut négocier son immunité pour absoudre ses crimes politiques et économiques avant de céder le pouvoir.

Souvenons-nous que les Guinéens ont déjà vécu une transition politique chaotique en 2010 qui fut à l’origine de l’installation de Alpha Condé au pouvoir alors qu’il était disqualifié dès le premier tour de l’élection présidentielle.

En 2010, Cellou Dalein Diallo et Sidya Touré étaient les deux candidats qualifiés pour le second tour de l’élection présidentielle. La transition politique d’alors avait publiquement attribué à Alpha Condé la place de Sidya Touré avant de le proclamer vainqueur après six mois entre les deux tours d’une élection soldée par un mensonge sur l’eau contaminée et ayant occasionné un pogrom éthique sans précédent qui fut intentionnellement organisé par Alpha Condé et sa clique en Haute Guinée.

Pourquoi des esprits malintentionnés s’obstinent à vouloir saper les acquis démocratiques de notre pays en insinuant l’idée de replonger la Guinée dans les abîmes d’un glissement de mandat ou d’une nouvelle transition politique ?

Pourquoi les guinéens seront-ils encore incapables de passer d’un régime politique civile à un autre par la logique démocratique des urnes prévue par notre Constitution, à l’instar de tous les pays de l’Afrique de l’Ouest ?

Le glissement de mandat et la transition politique sont des pratiques anticonstitutionnelles qui ont pour vocation de pervertir la lucidité du peuple et de décimer les espoirs de pouvoir parvenir à consolider un État de droit démocratique et viable en Guinée.

Il convient de rappeler que tous les pays de l’Afrique de l’Ouest, à l’exception de la Guinée et le Togo, ont connu une ou plusieures alternances politiques et démocratiques.

La Constitution guinéenne de Mai 2010 demeure un vecteur de l’alternance politique et démocratique aux jeux de la majorité du peuple marthyr de Guinée. Celle-ci a prescrit les principes et les règles de l’alternance politique au pouvoir en Guinée.

Nous ne voulons plus de régimes politiques d’exception générés par un glissement de mandat ou une transition politique.

Signalons que plusieurs pays de l’Afrique de l’Ouest organiseront aussi des élections présidentielles entre 2020 et 2021.

Les autres pays voisins, eux, préparent convenablement l’alternance politique et démocratique au pouvoir dans les mois à venir comme l’ont déjà fait le Ghana, le Nigeria, le Bénin, le Libéria, la Sierra Leone, la Gambie, la Mauritanie ou encore la Guinée Biseau.

Pourquoi les fervents adeptes de régimes politiques totalitaires trouvent encore le moyen de nous tympaniser avec des idées saugrenues et anticonstitutionnelles tournées vers le chaos politique en Guinée ?

Depuis l’avènement de Alpha Condé au pouvoir, la Guinée semble être un pays situé sur une autre planète en Afrique de l’Ouest.

Question : et si le forum national du FNDC était infecté de propagandistes de la mouvance présidentielle capables d’inculquer au peuple de Guinée l’idée de se doter de nouveaux systèmes politiques utopistes et anarchistes pour maintenir le dictateur Alpha Condé au pouvoir au-delà de son deuxième et dernier mandat consécutifs qu sonnera le glas au mois de novembre 2020 ?

Le processus démocratique guinéen est désormais irréversible. Comme tous les pays de l’Afrique de l’Ouest, la Guinée doit consolider et enraciner sa jeune démocratie en 2020 et ce, coûte que coûte.

La seule victoire du FNDC qui vaille en 2020, sera celle d’obtenir l’alternance politique au pouvoir qui rétablira l’un des fondements democratiques de notre pays consigné dans la Constitution du 07 Mai 2010.

À bon entendeur !!!

Papa Attigou Bah
Président de L’Union pour la Démocratie et le Progrès de la Guinée ( UDPG )

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *