Guinee

Journée internationale des personnes handicapées : « Nous devons combattre toutes les personnes qui envoient des enfants mendier», dixit Alpha Condé

La journée internationale des personnes handicapées a été célébré le mardi 03 décembre sous le thème : « Favoriser la participation sociale des personnes handicapées et leur pouvoir agir : un geste à la fois  » à la cité de solidarité de Taouyah. Cette cérémonie a coïncidé à l’inauguration du Centre d’apprentissage du Métier dénommée ‘’Centre Souleymane Baba Sow’’. Dans son discours de circonstance dont nous vous proposons un extrait ci-dessous, le président de la République appelle à l’inclusion des personnes handicapées.
« C’est une obligation de l’État de prendre en charge les personnes vulnérables dont les handicapés. C’est un devoir et obligation de l’État. Il ne s’agit pas non plus de cacher, nous devons regarder les réalités en face si nous voulons faire face aux handicapés pour les problèmes qui sont en face. Bientôt 30 ans que la réunion des Nations unies pour la protection des personnes handicapées a été notée. Ces personnes handicapées existent presque dans toutes les familles. Le handicap est aussi la conséquence inadaptée de barrage érigé et d’environnement peu favorable. Je pense que la dignité de tout être humain est sacrée.
Il est temps que les attitudes, comportements négatifs à l’endroit des personnes handicapées cessent. Heureusement notre pays s’est engagé dans la voie de l’inclusion depuis tant d’années. 
En effet, notre plan de développement soutien l’employabilité et l’entreprenariat des personnes handicapées figurent parmi les secteurs de développement inclusif du capital humain. Nous avons tous intérêt à ce que ces principes soient dans les termes concrets. Car les handicapés constituent une force sociale, une force de travail. Si nous arrivons à les intégrer dans le travail ça sera un plus pour le pays. C’est pourquoi je dis ce n’est pas une charité, c’est une obligation pour l’État. 
J’ai bien pris note les doléances estimées par notre porte-parole. Le problème du handicap est transversal. Aussi j’invite tous les départements ministériels concernés ainsi que les structures locales à jouer leur partition pour la prise en compte de la dimension du handicap dans toutes participations ainsi que la formulation de projets de développement. Pour la déficience sourde, il est temps d’assurer leur pleine participation par l’interprétation en langue. Je ne passerai pas sous silence sans la nécessité de promouvoir l’éducation inclusive en faveur de nombreux enfants porteurs des déficiences…
Je demande notamment le ministère de l’action sociale de diligenter la vulgarisation de textes d’application de lois portant protection et promotion de personnes handicapées. Il s’agit notamment de la régularisation de la subvention de promotion des personnes handicapées à des postes de décisions ou encore des soutiens de programme national d’inclusion.
L’apprentissage des Métiers ne doit pas être trompé. En effet, non seulement nous devons intégrer les personnes handicapées, nous allons les faire apprendre les métiers et faire en sorte que les produits qu’ils produisent puisse être commercialisé afin que cela les serve quand il ne s’agit pas seulement de les assister, mais les permet d’être autonome. Car avec les nouvelles technologies aujourd’hui nous pouvons sortir les personnes vulnérables de leur condition. Les nouvelles technologies permettent aux aveugles, aux sourds-muets d’avoir accès à la modernité.
C’est pourquoi il est important de doter ce centre de toutes les nouvelles technologies qui permettent à nos handicapées d’être capables d’aller sur internet. Donc nous nous engageons à ce que ce soit inscrit dans les lois de ce pays que l’État a l’obligation de soutenir les personnes vulnérables. Cela ne concerne pas seulement les handicapés. Cela concerne aussi nos jeunes filles avec les mutilations génitales, avec les mariages précoces.  Là aussi existe entre les femmes et les hommes l’absence de l’inégalité de genre. C’est tout cela que le gouvernement doit tenir compte. Donc les jeunes filles à qui on empêche d’aller à l’école, comme les jeunes qu’on envoie dans les rues pour mendier. Mais cela aussi je veux dire nous devons combattre toutes les personnes qui envoient des enfants mendier, car ces personnes aussi nous les connaissons. Il ne s’agit pas seulement de dire il ne faut pas envoyer les gens, il faut combattre les gens qui envoient les enfants mendier afin de leur rapporter. Donc il faut que vous  veuillez Mme la ministre de l’Action sociale ainsi que vos partenaires à ce que aucun homme ne puisse plus envoyer sous couleur de l’islam ou du christianisme d’envoyer les jeunes mendier. Au contraire on doit permettre à ces jeunes d’avoir accès au savoir, afin d’être autonome et de pouvoir vivre. 
En fin aux parents des handicapés vous devez savoir que vous n’êtes pas seul, que l’État sera toujours à vos côtés. Personne ne souhaite avoir un enfant handicapé. Mais c’est la volonté de Dieu qui fait qu’un enfant est né handicapé. Donc je souhaite qu’il y ait une solidarité totale de tous les Guinéens à l’égard des personnes handicapées et de toutes les personnes vulnérables. Donc vous pouvez compter sur le gouvernement, sur nous. Ce n’est pas une promesse en l’air, c’est un engagement».
Un extrait transcrit par Amadou Tidiane Diallo

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