Guinee

Libération des manifestants arrêtés : Les étudiants donnent un ultimatum de 24 heures…

Le lundi 21 septembre, des étudiants ont entamé des manifestations devant les universités Gamal Abdel Nasser de Conakry (UGANC) et Général Lansana Conté de Sonfonia (UGLC). Ils réclament la réduction du coût du transport et la libération sans condition de leurs camarades arrêtés, lors des dites-manifestations.

À la devanture de l’UGLC, des pneus brûlés, des ordures déversées, des tables du marché déportées pour empêcher toute circulation d’engin roulant. Les auteurs ? Des étudiants qui scandent des slogans : « 3 000, c’est trop » ou « 1 500, c’est bon».

Sans barguigner, des agents de la Sécurité dépêchés sur le terrain, investissent les lieux et dispersent les manifestants à coup de gaz lacrymogène.

Amadou Diallo, étudiant en licence1 sociologie, indique que cette manifestation n’est rien d’autre qu’exiger la réduction du transport. « Un tronçon actuellement, c’est à 3 000 GNF. Nous demandons l’Etat de nous venir en aide. Il doit diminuer le tronçon à 1 500 GNF. Donc, c’est juste à cause de ça que nous manifestons aujourd’hui. Et on ne nous laisse pas manifester librement», déplore-t-il.

Il faut noter que cette manifestation qui a démarré pacifiquement aux environs de 11 heures a pris une autre tournure à l’UGLC. Des élèves d’écoles environnantes s’invitent dans la danse.

Oulare Nicolas, un des manifestants explique comment les étudiants se sont organisés : « Nous avons formé un groupe pour revendiquer nos droits. Les cours qu’on devait suivre pendant neuf mois, on nous fait suivre ces cours en un mois et une semaine. On a accepté de surcharger le programme et de travailler dur. Et avec ça beaucoup n’ont pas de tuteurs à Conakry. Ils dépendent d’eux-mêmes. Mais le transport est monté au double pour venir à l’université. Il y en a qui payent aujourd’hui 50 000 GNF par jour. On a écrit sur des pancartes, on a demandé une marche pacifique sans casser rien. On est tombé d’accord. Nous demandons que le transport revienne à 1 500 GNF, même si c’est pour nous les étudiants à cause de nos conditions de vie », plaide-t-il.

Pendant la protestation, certains étudiants manifestants ont été arrêtés par les forces de l’ordre. Pour Nicolas Oulare, si rien n’est fait d’ici 24 heures pour leur libération, les étudiants vont encore investir la rue jusqu’à nouvelle ordre.

« Les agents sont venus lancer de gaz lacrymogène. Et l’université est un endroit public. Si le transport n’est pas diminué, nous allons poursuivre la manifestation. On ne demande pas d’avoir pitié de nous, mais on réclame notre droit. Il y a des étudiants qui sont déjà arrêtés. Mais je vous assure, on leur donne un délai de 24h. Demain on veut voir nos amis parmi nous. S’ils ne reviennent pas, on usera tous les moyens possibles pour les libérer », a laissé entendre Nicolas.

Amadou Tidiane Diallo

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