Guinee Monde

Marche contre une nouvelle constitution : Le FNDC appelle Alpha Condé à renoncer «à son projet»

La marche du front national pour la défense de la constitution (FNDC), autorisée par le gouvernorat de la Ville de Conakry, le jeudi 24 octobre dernier a débuté au Rond-point de la Tannerie sur l’autoroute Fidel Castro. Cette manifestation qui n’a connu aucun incident majeur a chuté à l’esplanade du Stade du 28 septembre. Plusieurs leaders de l’opposition et de la société civile ont pris part à cette manifestation.

Dans son discours de circonstance, Me Abdoul Kagbelè Camara, président du RGD, insiste sur la libération des prisonniers politiques. « Vous êtes mobilisés pour la bonne cause, celle de demander la libération des prisonniers politiques qu’ils soient militaires, forces de sécurité, civiles.

Tous les membres du FNDC doivent être libérer. Nous voulons l’alternance Démocratique en Guinée. Nous voulons que la démocratie soit désormais consolidée en Guinée », declare l’ancien ministre de la Sécurité.

Pour sa part Dr Ousmane Kaba, président du PADES n’est pas allé de main morte pour appeler les Guinéens à s’opposer à un éventuel « troisième mandat » du président Alpha Condé.

« Dites au monde entier non au troisième mandat. Nous voulons un pays démocratique. Un pays qui marche, c’est ce qu’on vous doit. Au lieu qu’on se bat pour le développement de notre pays, nous sommes là à combattre contre le recul de la démocratie, contre la dictature. Peuple de Guinée ne soyez jamais diviser. Nous sommes indivisibles. Nous sommes un seul peuple » rappel Dr Ousmane Kaba, qui appelle le chef de l’Etat à respecter son serment. « Donc nous lançons un appel respectivement aux conséquences réduisant à Alpha Condé de renoncer à son projet de troisième mandat », martelé Dr Kaba.

Quant à Faya Millimouno, président du Bloc Libéral, lui estime que la libération des membres du FNDC condamnés la semaine dernière doit être imminente. « Nous devons commencer par demander avec force la libération des Sanoh, Koundouno, Diallo, Kamano, et de tous les autres fils qui sont en prison. S’ils pensent qu’à mettant en prison les leaders du FNDC qu’ils pensent casser ce mouvement, alors ils n’ont cas construire d’avantage des prisons.

Nous sommes les Sanoh, Koundouno, Kamano», a lancé le patron du BL, tout en déclarant cette nouvelle marche du FNDC a été réussite. « On n’a pas besoin de faire intervenir des marabouts, des mercenaires, il n’y aura plus de troisième mandat en Guinée. Le seul pouvoir est celui du peuple. Vous avez montré aujourd’hui que vous êtes debout. D’abord le peuple de Guinée va se faire respecter et nous allons continuer à marcher jusqu’à ce que les leaders soient libre, pour que le projet de troisième mandat soit enterré définitivement » ajoute Dr Faya Millimouno.

Amadou Tidiane Diallo

Sidya Touré aux jeunes manifestants du FNDC : « Ce qui est important c’est votre avenir »

La manifestation projetée par le front national pour la défense de la constitution (FNDC) a été suivie par endroit à Conakry et à l’intérieur du pays, le jeudi 24 octobre 2019. Dans la zone spéciale de Conakry, les leaders du FNDC ont marché de la Tannerie à l’esplanade du 28 septembre, en passant par Condéboungni, carrefour Concasseur.

Pour le leader de l’UFR, cette nouvelle marche du FNDC a été de taille. « Aujourd’hui je suis sortie parce qu’il s’agit de notre avenir. Je suis sortie parce qu’il s’agit de l’avenir de la Guinée. Nous avons confié la responsabilité de ce front à ces jeunes gens qui sont devenus aujourd’hui des prisonniers politiques. Que ce soit Sanoh, Koundouno, Kamano, Bil de Sam, Badara Koné et tous les autres » martèle Sidya Touré.

Il faut rappeler que le lundi 14 octobre dernier, la première manifestation a eu lieu sur l’ensemble du territoire national et avait enregistrés une dizaine de morts, des centaines de blessés et de plusieurs arrestations.

A en croire l’ex-haut représentant du chef de l’Etat, tous les responsables de la jeunesse de l’UFR de Matoto, Matam et Kaloum ont été interpellé mercredi dernier par les autorités en place. Mais cela n’a pas empêché dit-il que les gens sortent manifester le lundi.

« Nous avons à faire à un régime malhonnête. Ce qui est important c’est votre avenir, c’est l’indépendance de ce pays, c’est la volonté de mettre en place une présidence à vie. Continuez à être mobilisé. Depuis 2001 je marche en Guinée. Ce que j’ai vu aujourd’hui nous n’avons jamais fait ça » a fait savoir le président de l’UFR.

Il faut noter que lors de cette marche aucun incident majeur n’a été enregistré.

  Amadou Tidiane Diallo

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