Guinee

Mariama Tata, députée de l’UFDG : «On ne quittera pas ce pays»

Les femmes du Front national pour la défense de la constitution (FNDC) ont effectué mercredi dernier, une marche qui les a menées du rond-point de Hamdallaye à la direction de l’esplanade du 28 septembre, en vue de dénoncer, disent-elles, « les tueries de manifestants » en Guinée.

Vêtues de chemises blanches et entonnant l’hymne national, elles brandissaient qui des photos de victimes qui des pancartes où on lisait : « Arrêtez de tuer nos enfants » et « Justice zéro, Alpha Condé zéro, libérez nos maris et nos enfants ».

S’exprimant des manifestantes, la députée de l’UFDG Mariama Tata Bah, a martelé que l’heure n’est plus à la crainte, car « du jour au lendemain nous nous attendons à être assassinés (…). Ils n’ont qu’à venir nous assassiner ».

Très remontée contre Alpha Condé qu’elle prie de renoncer à son projet de nouvelle constitution, elle a lancé : « Nous, nous sommes nés ici, nos enfants aussi. On ne quittera pas ce pays. Ce sont eux qui vont quitter, parce que ce sont eux qui sont venus avec leur billet d’avion ».

Alpha Condé doit se rappeler « qu’il a été élu démocratiquement » et partant de là, accepter « de respecter les lois de la République », a-t-elle ajouté avant de souligner qu’elle aurait aimé le voir dans le rôle d’ « un ancien président» prodiguant des conseils à la jeune génération.

Les manifestations contre le changement de la Constitution guinéenne initiées par le FNDC ont provoqué la semaine dernière des affrontements avec les forces de l’ordre qui ont fait neuf morts, selon le gouvernement, là où l’opposition parle de 10 morts.

Hier, mardi, quatre responsables du FNDC ont été condamnés à des peines de prison allant d’un an à six mois de prison par le tribunal de première instance de Dixinn (commune de Conakry) qui a toutefois relaxé trois autres responsables.

Sadjo Diallo

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