Guinee

N’zérékoré : Des citoyens dénoncent la lenteur dans les opérations d’enrôlement et de révision des listes électorales


Lancées le 22 novembre dernier, les opérations d’enrôlement et de révision des listes électorales évoluent à un rythme non satisfaisant dans la préfecture de N’zérékoré. Les citoyens qui sont nombreux à rallier les différents CARLES, parlent de la lenteur de ces opérations, mais aussi du non maîtrise des outils de travail par certains agents déployés sur le terrain à cet effet.
C’est le cas des quartiers, Commercial, Tilepoulou, Gbangana, Wessoua, Angola que où nous nous sommes rendus pour constater les choses. Partout nous avions constaté une population très motivée alignée par odre d’arrivée afin de s’acquitter de leur droit civique.
« Depuis 9 heures je suis venu ici pour me recenser, mais ça fait deux heures que nous sommes arrêtés sous ce soleil ardent. C’est vraiment dommage. C’est comme si les agents ne maîtrisent pas leurs  outils » s’indigne Moussa Bérété.
Même réaction à Angola, un autre quartier de la commune. Avec son certificat de résidence qu’il détenait, cet autre citoyen ne cache pour la longue attente. « Il faut passer plus d’une journée pour se faire recenser ? Il faut que la CEPI cherche une solution », a sollicité Antoine Léno.
A Boma sud, là-bas également les pannes de machine sont signalées, comme le témoigne Jean Lamah : « La machine tombe souvent en panne. Hier, nous sommes restés jusqu’à 17 heures. Et voilà encore nous sommes là depuis 6 heures ils n’ont pu faire 30 encore »,  fustige ce citoyen.
Des accusations reconnues par le vice-président de ce CAERLE qui précise toute fois que les choses sont entrées dans ordre déjà. « Effectivement, le premier jour qu’on devrait recevoir plus de 100 électeurs, la machine était tombée en panne.
Mais les inspecteurs accompagnés de leur collaborateur sont venus sur le site pour envoyer la machine  à la réparation. Après deux heures de temps, ils sont revenus avec la machine. Là, on a commencé à travailler »,  précise Henry Kolié.
Interpellé sur ce sujet, le rapporteur de la CECI dit que des dispositions sont en train d’être prises à cet effet. « On a été saisi. Les gens étaient face à des nouvelles machines. Donc le premier jour, ce n’était pas de tout facile. Mais les dispositions ont été prises. Au fur et à mesure, on observe après un jour, deux jours que la personne n’est pas à la hauteur on procédé au remplacement  de cette personne. On demande aux gens donc de patienter », dira Pascal Délamou.
Amara Souza

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