Guinee

Président du 18 octobre 2020 : Pourquoi l’UDRG n’ira pas à cette élection…


En Conférence de presse ce jeudi 26 août 2020 à Kipé, l’Union des Démocrates pour la Renaissance de la Guinée (U.D.R.G) a donné sa position par rapport à l’élection présidentielle prévue le 18 octobre prochain.
Ce scrutin crucial continue de diviser les leaders politiques membres du Front national pour la défense de la constitution (FNDC). La nouvelle constitution du 22 mars dernier permet à l’actuel chef de l’État de briguer un nouveau mandat. D’ailleurs les partis de la mouvance présidentielle et sa propre formation politique l’ont déjà choisi candidat à sa propre succession.
D’entrée Bah Oury, président de l’UDRG, estime que le référendum du 22 mars dernier est « anticonstitutionnel » aux dispositions d’intangibilités de l’ancienne constitution guinéenne d’une part et de la charte de l’union africaine d’autre part.
Poursuivant, l’ancien ministre de la Réconciliation nationale indique que l’élection présidentielle projetée le 18 octobre prochain n’est pas en conformité avec les principes fondamentaux de l’état de droit. « Que peuvent-être les conséquences d’une participation à ces élections ? Sur le plan politique nous ne sommes pas ici pour donner de leçon à qui que ce soit. Chaque parti, chaque leader politique agit en fonction de ses intimes convictions et de ses intérêts. Au niveau de l’UDRG nous restons fidèles à notre engagement que nous avons largement expliciter ces derniers mois. Participer à cette élection ce serait reniement de nos valeurs et une trahison de la cause pour laquelle nous nous sommes investis depuis notre jeunesse. Sur le plan de l’éthique nous avons eu l’immense honneur d’avoir été parmi les principaux animateurs des forces vives nationales dont le regretté feu Jean Mari Doré a été le porte-parole. Nous mesurons à sa juste valeur les sacrifices qui ont été consentis pour amener la Guinée dans la voix de la démocratisation qui a permis l’élection de l’actuel président de la République. Nous n’avons ménagé aucun effort pour qu’il soit le Mandela de la Guinée, comme il l’avait déclaré», souligne le président de l’UDRG.
Aujourd’hui, à l’en croire, la déception est grande. « Nous réaffirmons à notre fidélité à notre combat pour lequel la Guinée a perdu un nombre important de ses enfants qui figurent également parmi les plus valeureux. Sur le plan institutionnel nous avons tous intérêt à voir la Guinée d’ôter d’institutions démocratiques connues et fortes », ajoute-t-il, avant de lancer un appel à l’ensemble des forces vives nationales aux autorités morales et religieuses: « votre rôle et votre mission doivent concourir à instaurer un climat de paix et de concorde nationale entre tous les fils Guinéens.
Avez-vous fait de tout ce qui est de votre pouvoir pour prévenir les conflits de nature politique dans notre pays ? Nous savons que vous n’êtes pas resté inaperçu, mais les dangers qui guettent sont nombreux. Levez-vous et assumer vos responsabilités. Aux femmes de Guinée, surtout en ce jour d’anniversaire de la manifestation du 27 août 1977, vous portez toute notre souffrance et nos peines, vous êtes les protectrices de nos enfants. Vous souffrez actuellement, faites entendre votre voix pour que la Guinée retrouve le chemin de la sagesse et de la raison », a-t-il conclu.
Amadou Tidiane Diallo

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