Guinee

Sanoh du FNDC aux obsèques d’Alhassane Barry : « Nous devons poursuivre le combat jusqu’à la victoire finale »

Tué par balle au quartier Dar-Es Salam, dans la  commune de Ratoma, pendant qu’il revenait de l’école, Alhassane Barry a regagné sa dernière demeure ce mardi, 28 juillet 2020 au cimetière de Bambéto. Un dernier hommage lui a été rendu à l’hôpital Sino-guinéen de Kipé, en présence de sa famille, des responsables du FNDC et de nombreux anonymes.

Le jeune Alhassane Barry a été tué le 22 juillet au lendemain de la manifestation du FNDC pour le départ d’Alpha Condé. Ses funérailles ont mobilisé parents et partisans du FNDC.  

A cette occasion, Abdourahmane Sanoh, le coordinateur du FNDC, après les messages de condoléances à la famille éplorée, a déploré la boulimie de certains cadres qui veulent s’accrocher au pouvoir. « Nous sommes là encore aujourd’hui pour accompagner un martyr de 17 ans tout en ayant la pensée assez forte, émue, douloureuse envers celle dont la dépouille n’est pas ici ce matin, tous les deux ont été assassinés par les balles de la honte et de la trahison dans la journée du 20 juillet, tous les deux chez eux dans leur famille, ne participant à aucune activité illégale et comme toujours arrachés à l’affection de leurs familles, de leurs proches. Que la famille soit rassurée de la reconnaissance de tout le peuple, de toute la nation Guinéenne. Ces jeunes gens, martyrs, ces jeunes gens et comme tout le peuple, sont victimes d’injustice, sont victimes de la tyrannie, de la boulimie d’un certain nombre d’individus qui veulent s’accrocher au pouvoir contre la volonté de notre peuple. »

Poursuivant, Abdourahmane Sanoh a indiqué que le combat doit continuer. « Nous devons avoir du respect, de la reconnaissance envers ces martyrs de notre peuple. Je voudrais dire ici à nos collègues du FNDC, surtout à l’ensemble du peuple de Guinée, que nous sommes condamnés à poursuivre le combat ne serait-ce que pour la mémoire de toutes ces personnalités, nous devons poursuivre le combat, nous devons poursuivre le combat jusqu’à la victoire finale pour que justice soit rendue à tous ceux qu’on est en train de faire pleurer aujourd’hui, du seul fait d’être pacifique, d’être du côté de la loi et de la légalité. Je voudrais saisir cette occasion pour présenter mes condoléances à ces familles attristées, éplorées et interpeller tous à l’engagement, tous à l’engagement. Que ce soit les morts ici Conakry parce qu’on en a connu à Nzérékoré, à Labé, à Fria, à Boké, à Boffa, à Télémilé, Labé à Kankan maintenant que toutes les familles éplorées sachent qu’elles ne seront jamais oubliées par le FNDC. Nous continuerons à nous battre, le peuple va continuer à se battre jusqu’à la victoire finale et surtout pour rendre justice pour que plus jamais aucune dictature ne vienne prendre notre Etat en otage », a-t-il souligné.

Pour sa part, Ibrahima Sory Barry, cousin d’Alhassane Barry, a dénoncé les assassinats dans notre pays. « Je tiens à rappeler aussi que si nous continuons à tuer les gens innocents même dans leurs familles, dans les quartiers c’est que la Guinée a cessé d’être un pays ou un Etat, mais juste un territoire contrôlé par des bandes criminelles, il ne faut pas trahir la mémoire de ces gens-là, sauvagement assassinés », a-t-il demandé dans une voix triste.

Alpha Amadou Diallo

One Reply to “Sanoh du FNDC aux obsèques d’Alhassane Barry : « Nous devons poursuivre le combat jusqu’à la victoire finale »

  1. Alors que la communauté peule et ses élites lâches, cupides et désunies, que l’on sait pourtant majoritaires dans le pays, n’éprouvent aucune considération collective pour les vies de leurs propres jeunes, qui sont ciblées par ces tueries depuis septembre 2009, il convient de rester lucide et conséquent. Ce n’est certainement pas de « tout le peuple » et encore moins de « toute la nation guinéenne  » que les familles de ces jeunes victimes devront attendre ne serait-ce qu’à une sincère compassion nationale.

    Car comble de l’ironie, on ne peut même pas s’offusquer que le coordinateur du FNDC Abdourahmane Sano ignore probablement jusqu’à l’identité de la deuxième victime, qu’il évoque dans son speech funèbre ou plutôt politique. CELLOU à cause de qui, il faut le dire, ce criminel pouvoir ethno-régionaliste de Conakry fait subir toutes ces tueries aux Peuls ne continue-t-il pas à nier l’évidence de l’échec de la manifestation de rue du 20 juillet dernier ?

    L’assassinat ignominieux du jeune Alhassane Barry ne fait que déshonorer définitivement la gouvernance du mystificateur Alifa Koné (MAK). Même s’il venait éventuellement à profiter politiquement à la cause du FNDC ou de l’UFDG, c’est surtout les faiblesses endémiques de la communauté peule et les divisions suicidaires de nos élites qu’il étale encore plus au grand jour. Eh oui, il faut appeler un chat un chat !

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