Guinee Opinion

Taux de croissance économique : « Il sera élevé,… en se maintenant au niveau de 6% », dixit Kory Kondiano

Dans son discours d’ouverture de la session budgétaire pour l’exercice 2020, le lundi 07 octobre 2019, le président de l’Assemblée nationale a prévenu d’une évolution du taux de croissance économique.

Selon Kory Kondiano, les perspectives de croissance à moyen terme de la Guinée restent « positives », malgré un environnement sociopolitique tendu, « du fait des très prochaines échéances électorales et d’une conjoncture mondiale un peu moins favorable ».

« Le taux de croissance économique sera en effet élevé par rapport à la sous-région, en se maintenant au niveau de 6% en termes réels en 2020. La production de bauxite ayant doublé ces 3 dernières années conduira le pays en être le premier exportateur mondial dans les 3 prochaines années. Quant à la production agricole en général et celle du riz en particulier, leur augmentation présage de l’atteinte à plus ou moins brève échéance de l’autosuffisance alimentaire », a-t-il indiqué, soulignant dans la foulée que ces « bonnes perspectives » restent fortement dépendantes de la poursuite de l’assainissement des finances publiques, pour réduire le déficit budgétaire à 3% du PIB.

« Ces performances dépendent aussi grandement de la poursuite des réformes structurelles, y compris celles relatives au développement du secteur privé guinéen, pour en faire le moteur de la croissance », a-t-il déclaré.

Il faut noter que l’Assemblée Nationale a recommandé la coordination des politiques fiscales avec celles qui sont en vigueur dans les pays de la CEDEAO, afin de conforter la compétitivité des industries locales guinéennes dans le cadre de l’entrée en vigueur du nouveau tarif extérieur commun (TEC) et de la mise en place prochaine de la zone continentale africaine de libre-échange (ZLEC).

« Cette recommandation est valable pour tout pays comme le nôtre aspirant à l’émergence ; car il faut que nos pays déploient de très importants efforts dans la mobilisation des recettes publiques intérieures, en comptant beaucoup plus sur la fiscalité intérieure que sur celle de porte, pour atteindre 20% du PIB. Ce niveau qui n’est actuellement pour la Guinée que de 13% lui permet à peine de bien faire fonctionner le Gouvernement », renchérit Claude Kory Kondiano.

Sadjo Diallo

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