Guinee

Tenue des législatives le 16 février 2020 ? : Marie Madeleine préfère « la chaise vide » à l’Assemblée nationale…

La classe politique guinéenne est divisée sur l’annonce de la tenue des législatives le 16 février 2020. Pour la présidente du parti écologiste de Guinée (PEG), il n’est pas question pour elle de prendre part « à de simulacre d’élection ».

La présidente du parti écologique de Guinée ne soutient pas l’idée de la CENI d’organiser les élections législatives le 16 février 2020 sans que le fichier électoral ne soit assaini. « Ils ont recalé le calendrier pour que ça puisse changer les élections présidentielles(…) On n’a pas terminé les élections communales et mettre en place les élus locaux et on insère encore avec une situation très tendue avec un fichier électoral qui n’est pas assaini, qui avait tous les problèmes qu’on connaît. Ils essayent de caler au calendrier » dénonce Marie Madeleine Dioubaté.

A la question de savoir si le PEG participera à la prochaine échéance électorale au cas où si la date du 6 février 2020 est maintenue, Marie Madeleine Djoubate indique qu’elle discute en interne avec son parti: « Mais en ce qui concerne ma position à moi, je suis contre.  La première chose je suis pour la politique de la chaise vide. Parce que j’estime qu’aujourd’hui on ne vit pas dans une démocratie. Et donc le fait de participer à ces genres d’élections c’est contribué à dire qu’on vit dans une démocratie, alors qu’on ne l’est pas.

La deuxième chose, j’avais déjà dit pour les communales que je n’allais pas participer. Parce qu’on connait comment

les élections se passent. On nous fait participer à des élections, et après les résultats sont arrangés pour favoriser le pouvoir. Donc ce ne sont pas des élections transparentes. Donc je pense que ça va créer plus de problème que de solution. Maintenant si à l’intérieur de mon parti, il y a une discussion, si la majorité veut aller aux élections, ils iront. Mais moi, ma position, je ne vais pas participer à de simulacre d’élection » dégaine la présidente du PEG.

« Moi ce que je vois aujourd’hui, je ne sais pas comment peut-on organiser ces élections dans le contexte dans lequel se trouve aujourd’hui les guinéens ou le président ne s’est pas prononcé sur la constitution. Donc je pense tant que le président ne clarifie pas sa position, on va dans un contexte encore qui sera belliqueux avec plein de problème, avec des tensions, même un risque de détention communautaire » a-t-elle conclu

Amadou Tidiane Diallo

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