Guinee

Violences meurtrières en Basse Côte : Des acteurs politiques condamnent et interpellent la justice…

Les acteurs politiques n’ont pas pris assez de temps pour réagir sur les violences meurtrières survenues simultanément à Coyah, Dubréka et Kamsar, faisant au moins six morts et plusieurs blessés, ainsi que des dégâts matériels.

Pour le leader de l’Union des forces républicaines (UFR) qui s’est exprimé sur son compte twitter, « la Guinée vit très mal cette période de coronavirus ». Selon lui, la violence perpétrée dans ces différentes zones est « inacceptable ».

«Je suis choqué par la facilité avec laquelle des jeunes gens ont été tués aujourd’hui. En attendant sept personnes sur des théâtres totalement différents Coyah- Dubreka et Kamsar. La Guinée vit très mal cette période de Coronavirus. La violence d’état est absolument inacceptable», a souligné, l’ancien Premier ministre Sidya Touré.

Le patron du Parti de l’espoir et du développement national, (PEDN) n’est pas resté en marge de cette actualité. Nonobstant son absence du pays, Lansana Kouyaté, lui réclame justice.

« Ce qui s’est passé à Coyah, Dubreka et Kamsar est une preuve de plus de la préférence de ce régime à la confrontation et à la domination. Nos condoléances aux familles et nos vœux de prompt rétablissement aux blessés. Que justice soit faite », a lancé cet autre ancien Premier ministre sur sa page twitter.

Quant au député Fodé Mohamed Soumah, président du parti Génération citoyenne (GeCi), tout en s’indignant sur son compte twitter, interpelle la justice.

« L’absence de mesures d’accompagnements efficaces, menace la paix dans la cité. Plusieurs villes en ébullition. Des cas de morts signalés. A présent face à une assemblée nationale tout juste installée et inopérante, que fait le judiciaire de la justice sociale? Je suis indigné », fulmine le leader de la GeCi.

Mardi noir à Coyah,  Dubréka et Kamsar : Cellou Dalein Diallo tire à boulet rouge sur le régime Condé

La journée du mardi 12 Mai a été particulière difficile pour les populations des préfectures de Coyah et Dubréka ainsi qu’à la sous-préfecture de Kamsar, préfecture de Boké. A Coyah et Dubréka, les citoyens manifestaient contre l’érection des barrages de surveillance épidémiologique pour empêcher la propagation du coronavirus vers l’intérieur du pays. Cela consistait à dissuader toutes les entrées et sorties entre Conakry et ces préfectures susmentionnées. A Kamsar contrairement à ces deux préfectures, c’est le délestage récurrent du courant électrique qui a fait déborder la vase.

Furieux devant cette situation, le principal opposant d’Alpha Condé ne mâche pas les mots pour qualifier ces actes qu’il trouve inadmissible pendant ces moments cruciaux que travers le pays. Cellou Dalein l’a fait savoir à travers un post sur sa page facebook ce 12 Mai.

« Décidément, rien ne peut arrêter la main meurtrière de Alpha Condé. Ni la pandémie, ni le mois saint de Ramadan, ni l’extrême pauvreté qui assaille son peuple, rien ne le retient. Il continue de faire arrêter, séquestrer et tuer, à bout portant et sans motif, ses compatriotes. Ce mardi, ce sont 7 citoyens dont 1 à Kamsar, 1 à Dubréka et 5 à Coyah qui sont tombés sous les balles des forces de l’ordre. Peuple de Guinée, seul le départ de Alpha Condé peut mettre un terme au carnage récurrent de tes enfants. Mobilisons-nous en conséquence ! ».

Il est à noter que suite à ces différentes manifestations, les barrages ciblés par les populations ont été finalement délocalisés hors des centres villes de ces préfectures sur instructions du gouvernement. A Coyah, le barrage est envoyé à Kouria et à Dubréka au niveau de Bawa.

Moussa Thiam

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